As we view GEICO’s current opportunities, Tony and I feel like two hungry mosquitoes in a nudist camp. Juicy targets are everywhere.
-- Waren BUFFET (Lettre annuelle aux actionnaires 2009)
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dimanche 1 mars 2009
Par Nicolas Chapin le dimanche 1 mars 2009, 13:57 - Business
As we view GEICO’s current opportunities, Tony and I feel like two hungry mosquitoes in a nudist camp. Juicy targets are everywhere.
-- Waren BUFFET (Lettre annuelle aux actionnaires 2009)
mardi 11 mars 2008
Par Nicolas Chapin le mardi 11 mars 2008, 12:58 - Business
D'habitude l'abréviation TQM est l'acronyme pour Total Quality
Management
ou Gestion complète de la qualité
. Dans le cas des
fournisseurs d'accès internet français, on devrait plutôt parler de Total
Quality Mismanagement
ou Manque complet de qualité
.
Depuis un petit bout de temps je réfléchi sur le sujet et je suis frappé par le manque fondamental de design, de qualité et de bonne relation client chez les FAI. Je ne voudrais pas faire mon chieur mais bon, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Tous grenouillent allègrement dans la médiocrité.
Un produit de qualité c'est avant tout un produit:
Bref, quand on regarde l'offre disponible sur le marché français qui est pourtant l'un des plus compétitif du monde, on vire à la tragédie grecque. Ayant déjà fait l'expérience de plusieurs modes d'accès/fournisseurs, je peux me permettre de faire un peu de comparaison.
C'est le point crucial de l'infrastructure côté client puisque c'est ce boîtier qui permet l'accès plus ou moins facile à Internet. Je ne m'attarderais pas sur les boitiers usb qui sont de véritables cochoneries à configurer sous Linux. A la réflexion, sous Windows aussi, ils n'ont pas évolués depuis le temps du vieux modem RTC.
Le véritable point d'accès universel et pratique, c'est un modem/routeur en mode DHCP. On branche sur la prise téléphonique à un bout, sur un cable ethernet à l'autre, et voilà! cela marche. Ben même cela, c'est trop compliqué pour certains FAI.
Jusqu'à présent, j'ai utilisé 3 différents modem/routeur dans cet ordre:
Le routeur Netgear n'offrait que des fonctions de base d'un modem/routeur mais c'est ce que je lui demandais, a savoir:
Autant dire qu'il m'a pleinement apporté satisfaction surtout qu'à l'époque, non seulement aucun fournisseur n'offrait le même genre de boitier, la freebox qui venait juste de sortir ne permettait pas encore l'accès à plusieurs ordinateurs ni le wifi facilement. En plus dans mon trou perdu, je n'y avais pas le droit. Il n'a même pas posé de problèmes pour permettre la connexion d'un portable en vpn avec le réseaux extérieur d'une société.
Aujourd'hui en plus des fonctionnalités ci-dessus, on attend au minimum d'un modem/routeur surtout s'il est fourni par le FAI:
Les 3 principaux fournisseurs que sont Orange, Neuf et Free proposent cela. Avec la télé déportée sur un autre boîtier qui peut aussi faire office de magnétoscope. Cela défini l'offre standard qu'un FAI correct se doit d'offrir.
Neuf a à peu près tout bon sur le sujet. C'est d'ailleurs un des point qui me les a fait choisir comme mon fournisseur. Même si on peut déplorer le manque de qualité du design du boîtier et ses plastiques qui rappellent plus des jouets chinois de mauvaises qualités qu'un objet de haute technologique.
Orange a un beau boitier mais par contre il est sérieusement en manque de
ports ethernet (j'ai 2 PC et un portable que je connecte indifféremment en wifi
ou en ethernet). De plus le boitier télé est une extension payante. Mais bon
quand France Telecom arrêtera de vouloir arnaquer ses clients jouer
sur sont statut d'opérateur historique, les poules auront des dents.
Free et c'est le plus étonnant vu leur niveau technique, est totalement à côté de la plaque. Non seulement pour configurer le boîtier il faut passer par un site internet nécessitant un login/mot de passe mais en plus la moindre modification genre le SSID du wifi nécessite un redémarrage du boîtier. Et je ne parle même pas de la procédure de hard reboot nécessaire ne serait-ce que pour activer le téléphone: ll faut redémarrer le boîtier 5 fois en débranchant l'alimentation pendant que le petit chenillard sur le boîtier chenille. Je ne sais pas ce que les ingénieurs chez Free avaient fumé ce jour là, mais cela me semble furieusement illégal.
Bref, non seulement le modem/routeur Free a l'interface la plus pourrie de tous les FAI mais en plus il n'a absolument pas le comportement normal attendu d'un modem/routeur normal. Pour tout dire, par défaut ni le mode routeur, ni le mode wifi ne sont activés. Cela surprend quand c'est le comportement que l'on attend de l'objet. C'est beau d'avoir les options les plus geekies mais à un moment il faudrait penser à assurer le minimum.
Tous les routeurs du monde s'accèdent par une interface locale,192.168.0.1 chez Netgear, 192.168.1.1 chez Orange et neuf (tous deux ont une base SAGEM). On pourrait imaginer un petit raffinement sympathique du genre le modem sert de proxy DNS et permet de servir des noms du genre http://neufbox/, voir fin du fin, le support du protocole zeroconf/Bonjour.
Tous les routeurs que j'ai put tester viennent avec le pare-feu activé par défaut et bloquent toutes les connections entrantes tout en prenant en charge l'UPnP pour permettre aux applications de négocier les ports d'écoute. On peut regretter toutefois qu'ils ne prennent pas en charge un mode proxy chargé de faire du filtrage parental ce qui permettrait FAI de répondre à leurs obligations légales sans avoir à installer un logiciel sur postes clients. Mais bon ça, cela sera le sujet d'un billet plus tard.
Par contre que cela soit chez Free ou chez Neuf (je n'ai pas trouvé l'option dans l'aide Orange), le partage de fichier et d'imprimante est une horreur. Le partage de fichiers se fait via FTP. Pourquoi ne pas avoir utilisé le protocole CIFS comme tout le monde? Sachant que tous ces firmware sont basés sur Linux, embarquer Samba ne devrait pas poser de problèmes. En plus en implémentant une base d'utilisateurs, ont pourrait mettre en place des fonctionnalités intéressantes comme le proxy ci-dessus, ou de multiples lignes téléphoniques avec un centrex IP, ou un domaine d'authentification pour les réseaux de PME, ... Pour le partage d'imprimante je ne l'ai testé que chez moi sur ma neufbox, mais pour résumer je n'ai pas réussi à l'utiliser. Et pourtant il s'agit d'une imprimante Laser que j'utilise sous Linux depuis 5 ans.
La partie télé est certainement le point fort de Free et là où ils ont le plus innové. Orange est totalement disqualifiée dans ce domaine. Neuf généralement suit au bout de 6 mois. Alors que Neuf et Orange nécessitent une liaison filaire entre le modem et le boîtier télé, Free gère le transfert via le wifi ou des modules CPL. Cela évite de voir des cables se balader partout. N'ayant cependant pas une totale confiance dans le CPL, je trouve dommage que Free ait abandonner le Wifi dans les Freebox de dernières génération.
Par contre pour le reste, le design laisse sérieusement à désirer. Même sur un écran HD avec une liaison HDMI, les interfaces sont loin d'être agréables à l'oeil. La palme revenant à Free dont l'écran d'accueil ressemble plus au projet de première année d'un étudiant qu'au service fournit par une entreprise. Ce n'est pas comme si l'on avait pas de bons exemples ou des solutions open source.
Les télécommandes sont des monstres de complexités nécessitant ne serait-ce que n boutons pour accéder aux divers menu (un pour le menu principal, un pour les univers qui servent à je ne sais quoi, un pour la liste des programmes, un pour le guide, un autre d'information). Apple a pourtant montré ce que l'on peut faire avec 6 boutons. Sans aller à un tel extrême, on voit tout de suite que les personnes qui ont conçus ces systèmes sont passées à côté du concept de média center. Ne parlons pas de leur efficacité. Il est parfois nécessaire que je m'excite sur les boutons de ma télécommande Neuf pour que le boîtier daigne sortir d'hibernation ou accéder à un menu.
Les boitiers eux-mêmes ont des performances déplorables. Je que l'on utilise un processeur embarqué, mais quand on appel une interface genre le guide des programmes, on ne devrait jamais se retrouver avec l'ancien écran toujours fonctionnel sans messages pendant que le truc turbine. Surtout quand il faut appuyer sur le même bouton pour quitter le guide des programmes. S'il y a un temps de chargement, on affiche le nouvel écran avec un petit qui clignote mettant en valeur le fait que la machine turbine.
Aucun de ces boîtiers n'offre de réel effet de levier au fait qu'ils sont connectés au net ou qu'ils utilisent des protocoles numériques. Ils pourraient fonctionner sur le Minitel que cela ne changerait pas grand chose.
Tous les fournisseurs sauf Orange (qui pense encore que traire au maximum ses clients est une bonne chose) se sont alignés sur l'offre de base 30€/mois et le maximum de débit que l'on peut raisonnablement offrir.
Pour la télévision mis à part les chaînes TNT et les bouquets satellites, dans l'ensemble celles offertes gratuitement n'ont que peu d'intérêt et sont toutes les mêmes. Y'a vraiement des gens pour regarder KTO? J'ai même failli passer de chez Neuf à Free quand ces ######## m'ont virer Manga de l'offre gratuite, c'était pour moi le seul point discriminant sur ce sujet par rapport à Free.
L'offre VOD est l'exemple le plus éclatant de l'affrontement entre plusieurs intérêts qui au final ne fait qu'emmerder le client. Entre les tripotées d'ayants droits ne comprenant pas l'intérêt de diffuser leurs films, les cinémas et canal+ s'accrochant à la chronologie de diffusion comme des berniques à un rocher et les différentes plates-formes disposant de contrats d'exclusivité autant dire que c'est le bazard le plus complet. Pas étonnant que les catalogues soient si pauvres.
Je me contrefous de savoir que mes films viennent de M6, TF1 Vision, Glowria, ... Je ne veux pas avoir à faire 3 recherche pour éventuellement avec un peu d'espoir trouver mon bonheur. Neuf semble l'avoir compris. En tant que client, je veux tous les films maintenant sur une seule interface. Même les dernières sorties parce que franchement me taper 10 bornes et 9€ pour aller voir un film cela me broute royalement.
On peut imaginer une offre du genre:
Mais bon quand on a déjà des problèmes pour pouvoir accéder aux derniers films sortis en DVD, il ne faut pas trop rêver.
Tous les FAI sont à des années lumières de l'intérêt de leurs clients, parfois pour des raisons extérieures, mais souvent à cause de leurs propres incompétences.
Mais par pitié qu'ils fassent tous chauffer leur navigateur et téléchargent des logiciels open source mieux conçus pour tourner leurs boîtiers ADSL & TV.
lundi 18 février 2008
Par Nicolas Chapin le lundi 18 février 2008, 10:45 - Technologie
Un essai intéressant faisant le parallèle entre le système de production Toyota ou Lean Manifacturing et les méthodes agiles.
jeudi 31 janvier 2008
Par Nicolas Chapin le jeudi 31 janvier 2008, 18:16 - Business
A ma question d'hier quelques réponses:
En gros, pour volatiliser 5 G€, il suffit de traffiquer un fichier excel. C'est très rassurant sur la sécurité de pognon confié aux banques.
mercredi 30 janvier 2008
Par Nicolas Chapin le mercredi 30 janvier 2008, 12:11 - Business
La question à 5 milliards d'€ que je me pose depuis qu'un trader de la Société Générale a explosé tous les records historiques d'arnaques bancaires:
Mais comment a-t'il put planquer ses transactions?
Imaginons un système bancaires Grozouf&Co avec plusieurs applications respectant les règles de la comptabilité à la papa:
A tout moment la somme du solde créditeur et débiteur des applications doit être égal à 0, typiquement:
C'est le principe de base de la compatbilité. Ainsi, même si les TR et CC gèrent des ensemble de clients différents, on peut toujours contrôler les mouvements de fonds réels.
D'après les analyses de l'escroqueries, Jérôme Kerviel aurait inséré des clients fictifs dans le système de contrôle. Oui mais se pose alors la question de savoir d'où vient le fric du client. Imaginons pour notre application de trading un portefeuil de clients suivant:
On reste bien cohérent par rapport aux chiffres conservés dans le système de comptabilité de Grozouf&Co. Mais si on introduit un client fictif F, là se pose un problème, on a alors:
Et du coup dans le solde courant on a:
Différentes hypothèses se pose pour planquer ce compte client à la vigilence de l'arithmétique. On peut éventuellement considéré que l'on garde un solde à 0 pour notre client fictif, mais du coup toutes les transactions de notre trader fou vont laisser une grosse trainée rougâtre dans les comptes du système de trading. Cela manque sérieusement de discression.
On peut éventuellement dire que le pognon vient d'un compte client du coup on a:
Au final le pogon peut venir d'un compte extérieur ce qui donne:
Bref au final je n'arrive toujours pas à voir comment la SocGen a put passer à côté du truc s'ils appliquent les règles de base de l'arithmétique. Du coup, je pense que es systèmes de trading ont été conçus pour laisser une certaine marge de créativité comptable et que cela vient d'exploser à la figure de la SocGen à cause d'un pauvre type complètement compléxé.
dimanche 20 janvier 2008
Par Nicolas Chapin le dimanche 20 janvier 2008, 14:57 - Business
Une excellente interview d'un manager de Hedge Fund sur le crash des subprimes. On y retrouve tous les ingrédients de la crise vus de l'intérieur.
Le fait intéressant dans cette crise que met en avant l'auteur, c'est l'inversion du flot de la demande et l'effet d'appel qui en a résulté. D'habitude c'est la demande pour des prêts qui amène à leur financement par des fonds propres où des moyens financiers adhoc. Ici c'est la demande pour des investissements triple-A qui a poussé à l'octroi de prêts à des personnes qui n'auraient jamais du en voir la couleur.
vendredi 18 janvier 2008
Par Nicolas Chapin le vendredi 18 janvier 2008, 15:24 - Business
Une excellente explication graphique de la crise des subrimes sur le site de la BBC. Avec tous les facteurs illustrés:
Un must read comme il disait.
Par Nicolas Chapin le vendredi 18 janvier 2008, 13:48 - Technologie
Alors que l'informatique on the cloud
est à la mode, quelques
problèmes émergent. Notamment quand votre hébergeur part en live.
Avant quand il y avait des problèmes avec la prod, on pouvait virer les coupables ou les bboucs émissaires au choix. Mais maintenant, quand on veut changer d'hébergeur, on arrive tout de suite à des questions existentielles. Si la migration des machines virtuelles ne pose normallement pas de problèmes, il en en va tout autrement des dépendances à des services spécifiques. Toutes les applications qui se basent sur des services fournis par l'hébergeur (Stockage, E-mail, Queuing, DB, ...) se retrouvent pieds et poings liées. Les seuls alternatives qui se posent sont alors:
Bref cela va coûter un max et dans les deux derniers cas se pose la question de récupérer les données et les migrer. C'est déjà pas la joie quand tout est chez soi alors quand les données se trouvent à l'autre bout de la planète on vire à la tragédie grec.
Et je n'aborde même pas la question de la fiabilité de l'hébergeur. Des sociétés comme Joyent ou Gandi sont de petites structures qui même si elles font des bénéfices, restent à la merci d'un coup dur. Amazon bien que donnant l'impression de force reste une société à la santé financière fragile avec beaucoup de rouge dans son bilan.
Dans In Search of Stupdity
un chapitre détaille l'échec du
marché des ASP dans les années 2000. Fondamentalement rien n'a changé depuis
qui permette de plus faire confiance à ces acteurs aujourd'hui qu'hier.
Pour moi, le marché du SaaS reste encore profondément immature:
Inversement je pense que l'on va s'orienter à l'avenir vers un mix des deux univers:
Ce qui ouvre un marché pour des solutions facilement administrable et
pouvant aisément monter en charge (Serveur+Stockage+Administration). Pour
l'instant on en est encore loin, la seule offre viable que je vois c'est chez
Apple avec un mix Xserver, Mac OS X et XSan. Mais le marché ne semble pas les
intéresser. Windows et Linux (même les distributions professionnelles) sont
totalement inutilisables à la sortie de la boîte. Je le sais, pour la
platefrome de dévveloppement mon projet j'administre 6 serveurs Suse 10
Enterprise Server
et 2 Windows 2003
et on risque d'en rajouter 6
autres.
Que de perte de temps à chaque fois pour des questions qui pourtant se posent depuis la nuit des temps.
Bref j'attends encore de voir l'offre constructeur qui livre:
Le tout se mettant automatiquement en pools virtualisés. La seule action de la part des sysadmins étant de brancher les bécannes dans les armoires. Du coup, là on aurait réellement un système d'information agile.
On s'y dirige petit à petit mais beaucoup trop lentement à mon goût.
Par Nicolas Chapin le vendredi 18 janvier 2008, 10:00 - Perso
Je dois confesser un péché. J'ai cracké, je suis passé du côté obscure.
Ma trajectoire niveau OS a été sans compter tous ceux que j'ai put manipuler porfessionnellement (True64, Solaris, NetBSD, AIX):
Au final je vais faire:
Moralité de l'histoire après toutes ces années et de nombreux essais, si Linux s'installe relativement bien sur un PC fixe et répond à tous mes besoins, c'est toujours autant la cata sur un portable. Mon ancien portable un Inspiron 8100 de 2001 a du voir une dizaine de version de Linux (je passe sur Windows et d'autres trucs plus exotique comme QNX). Aucune n'a parfaitement marché. Le pire étant qu'à chaque upgrade si un problème était résolu, un truc qui marchait jusque là, se retrouvait inexpliquablement à partir en Live.
Au final, parce que j'ai autre chose à faire de mes soirées j'ai décidé d'acheter chez Apple car ce sont les seuls à proposer facilement un Unix installé et certifié sur un portable.
Il existe chez les autres constructeurs des portables Linux mais:
Au final il n'est pas étonnant que parmis les professionnels de l'informatique (les pragmatiques, pas les geek) les portable Apple soient ceux qui se vendent le mieux.
samedi 5 janvier 2008
Par Nicolas Chapin le samedi 5 janvier 2008, 16:15 - Point de vue
Gloire à notre vénéré leader, l'efficacité de nos chers ministres va être mesurée. Bon au delà de l'effet d'annonce bling bling[1] se pose quelques problèmes. Le genre de problèmes habituels quand il s'agit de mesurer une performance et d'en déduire une information valide et utile. Joel Spolsky a déjà développé le sujet, mais je vais le reprendre en français pour être plus claire.
Quand on pose une métrique, on doit s'intéroger sur un certain nombre de questions (les usuals suspects qui, quoi, quand, comment, pourquoi, ...):
Pour cela on va prendre la métrique la plus pathologique de l'action politique, à savoir le nombre d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Je ne vais pas faire dans la politique pour dire c'est bien ou c'est mal. Là n'est pas mon propos.
Que mesure-t'on ici? a priori la réponse est simple, le nombre de pauvre bougre que l'on a foutu à la porte du pays. Oui mais encore précisément sur quels chiffres s'appuit-on?
Bref, mesurer quelque chose nécessite de d'abord bien délimiter le problème pour pouvoir ensuite bien définir la métrique. Mais on bon on peut faire confiance à notre administration pour ne pas se vautrer dans le mélange des genres.
Bon maintenant qu'on a (hypothétiquement) une mesure correct du nombre de clandestinos virés à coups de pompe dans le cul, se pose la seconde question: Au fait? pourquoi se fait-on chier à mesurer celà? Ben oui, ce n'est pas tout de dépenser l'argent du contribuable mais encore faut-il le justifier. (Quoi, je suis naif moi?). Enfin bref. Parce que l'on a fait du bon boulot au point précédent on sait que notre glorieuse administration a réussi à virer disons 19368 personnes de sexe masculin, féminin ou en cours de transition. Mais qu'est ce que cela traduit dans la réalité?
Comme toute bonne mesure il faut un point de comparaison sinon elle ne sert à rien. On pourrait éventuellement la comparer à la même mesure de l'année précédente mais pour cela il faudrait encore que la métrique et son domaine de définition n'ait pas changé entre-temps. Avec un gouvernement victime d'un mouvement brownien permanent ce n'est pas garanti.
Ensuite une fois un point de comparaison établi, il faut encore interpréter la mesure. Après nos deux sections précédentes nous avons une mesure fiable et une évolution, allez soyons fous +10%. C'est bien joli tout cela mais dans la réalité cela traduit quoi?
Là on tombe franchement dans le politique le plus pur. Dans la réalité cette mesure est destinée à évaluer l'atteinte d'un objectif de reconduite à la frontière fixé on ne sait pas trop comment, probablement en fonction de l'age du capitaine. Au vue des informations actuelles dans la presse il s'agit d'une métrique bêtement stupide destinée à faire du chiffre. La comparer à quoi que ce soit serait au mieux une preuve de stupidité malsaine.
Dans l'idéal, pour bien évaluer une politique migratoire il faudrait réussir à mesurer le nombre d'entrée. Pas facile dans la mesure où la population cible est par définition cachée. Mais bon faisons comme si nous avions une politique claire et nette obligeant les personnes voulant s'établir sur le territoire franzousiche à se déclarer au près d'une administration.
Par corrolaire on peut découper cette population en sous ensemble:
En se concentrant sur la deuxième catégorie, notre métrique du nombre d'expulsés prend tout son sens puisqu'elle permet de mesurer l'efficacité du gouvernement à reconduire ces personnes à la porte du pays. Surtout si l'on se base sur un chiffre aussi infalsifiable que le nombre de personne réellement déportées[2]. Elle peut même être comparée dans le temps en valeur relative pour mesurer les évolutions de cette politique.
Mesurer une performance est quelque chose de très difficile à ne pas laisser dans les mains de têtes de noeuds. Il faut bien définir le but, le quoi et le comment de la mesure sinon tous nos efforts ne servent à rien. Les hommes politiques sur ce point devraient beaucoup plus s'inspirer des méthodes scientifiques.
[1] Au fait, suis-je le seul à trouver bizarre que le gouvernement soit obligé pour faire celà d'engager une société de conseil privée? N'y a-t'il donc pas quelques hauts ou bas fonctionnaires capables de faire ce boulot? surtout au TJM qu'ils doivent facturer.
[2] Admis ici, dans son sens original d'exil.
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