Life & IT Alignement

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 19 novembre 2009

L'informatique c'est un centre de coûts ... et la marmotte emballe le chocolat

J'entends souvent cette rengaine que l'on pourrait appelait la rengaine de l'oursin dans le portefeuille:

L'informatique c'est un centre de coûts.

Je me permet de respectfully dissent comme disent nos amis américains. L'informatique est un outil de travail et comme tous les outils, elle a un coût. Il y a 2 raisons pour investir dans un outil:

  • Il permet d'économiser de l'argent et du temps, mais bon comme le temps c'est de l'argent, cela revient au même.
  • Il permet de réaliser des choses impossible à faire sans pour un coût raisonnable.

On peut définir un outil selon 2 axes:

  • Sa fonction. Dans le cas de l'informatique on pourrait dire: gérer les employés et leur paye, vendre des marchandises, simuler une explosion nucléaire, etc ...
  • Son coût. Dans le cas de l'informatique il se décompose en un coût d'acquisition (souvent élevé) payé une fois, un coût d'exploitation (électricité, informaticiens, ...) payé tous les mois, et un coût d'usage qui tend souvent vers 0 (une fois que le logiciel est installé et tourne, le coût marginal est nul puisque ne dépend pas de la charge).

On peut critiquer la fonction d'un projet informatique comme de tout outil. Il n'est pas indispensable pour une PME qui fabrique des boulons de se payer un magnifique site web (e-commerce/wiki/blog/facebook/gentes alliage) capable d'accueillir 50000 utilisateurs simultanés avec une architecture SOA dans les règles de l'art comme il n'est pas nécessaire pour un boulanger de s'acheter une presse d'imprimerie pour faire ses étiquettes de prix. On peut critiquer le coût pharaonique de certains projets qui bizarrement sont généralement réalisés avec notre argent de contribuables. Mais avant de qualifier l'informatique de centre de coûts (et dispendieux par dessus le marché) il faudrait peut-être calculer à combien cela reviendrait t de réaliser la même fonction avec des humains armés de stylos et de papier.

Prenons un exemple classique comme un outil de gestion de paye. Cette fonction a un coût non négligeable qu'on peut évaluer à Cmanuel=nombre d'employés x temps nécessaires pour réaliser la fiche de paye x coût horaire des comptables et cela tout les mois. Si maintenant on prend le coût d'un logiciel ramené au mois genre Cauto=coût d'acquisition amorti sur 3 ans + coûts d'exploitation + 0 de coût d'usage alors on peut dire que si Cauto est inférieur à Cmanuel notre logiciel nous a fait économiser de l'argent. Sinon évidemment il aurait mieux valu s'abstenir d'investir dans le truc.

En conclusion l'informatique est un outil comme un marteau pilon dont il faut évaluer l'opportunité en matière de fonction et de coûts.

dimanche 1 mars 2009

Pensée du jour

As we view GEICO’s current opportunities, Tony and I feel like two hungry mosquitoes in a nudist camp. Juicy targets are everywhere.

-- Waren BUFFET (Lettre annuelle aux actionnaires 2009)

mardi 11 mars 2008

Les FAI et le Total Quality Mismanagement

D'habitude l'abréviation TQM est l'acronyme pour Total Quality Management ou Gestion complète de la qualité. Dans le cas des fournisseurs d'accès internet français, on devrait plutôt parler de Total Quality Mismanagement ou Manque complet de qualité.

Depuis un petit bout de temps je réfléchi sur le sujet et je suis frappé par le manque fondamental de design, de qualité et de bonne relation client chez les FAI. Je ne voudrais pas faire mon chieur mais bon, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Tous grenouillent allègrement dans la médiocrité.

C'est quoi un produit de qualité?

Un produit de qualité c'est avant tout un produit:

  1. Qui fait ce que l'on attend de lui sans que cela soit une corvée.
  2. Qui innove.
  3. Qui soit élégant.

Bref, quand on regarde l'offre disponible sur le marché français qui est pourtant l'un des plus compétitif du monde, on vire à la tragédie grecque. Ayant déjà fait l'expérience de plusieurs modes d'accès/fournisseurs, je peux me permettre de faire un peu de comparaison.

Les routeurs

C'est le point crucial de l'infrastructure côté client puisque c'est ce boîtier qui permet l'accès plus ou moins facile à Internet. Je ne m'attarderais pas sur les boitiers usb qui sont de véritables cochoneries à configurer sous Linux. A la réflexion, sous Windows aussi, ils n'ont pas évolués depuis le temps du vieux modem RTC.

Le véritable point d'accès universel et pratique, c'est un modem/routeur en mode DHCP. On branche sur la prise téléphonique à un bout, sur un cable ethernet à l'autre, et voilà! cela marche. Ben même cela, c'est trop compliqué pour certains FAI.

Jusqu'à présent, j'ai utilisé 3 différents modem/routeur dans cet ordre:

  1. (2003-2007) Un Netgear pour palier les déficiences d'un boitier d'accès USB Sagem complésement fourni par Free.
  2. (2007-?) NeufBox V4 avec Neuf, mon fournisseur actuel.
  3. (2008-?) Freebox V5 avec Free, le fournisseur de mes parents. Avoir passé un après-midi complet à configurer cette cochonnerie est un peu la justification de cet article.

Le routeur Netgear n'offrait que des fonctions de base d'un modem/routeur mais c'est ce que je lui demandais, a savoir:

  • Partager un accès ADSL entre plusieurs ordinateurs via ethernet/wifi. Tout autre mode de connexion est pour moi, une hérésie disqualifiant ipso facto le FAI .
  • Faire office de Pare-feu.
  • Interface d'administration pas trop compliquée.

Autant dire qu'il m'a pleinement apporté satisfaction surtout qu'à l'époque, non seulement aucun fournisseur n'offrait le même genre de boitier, la freebox qui venait juste de sortir ne permettait pas encore l'accès à plusieurs ordinateurs ni le wifi facilement. En plus dans mon trou perdu, je n'y avais pas le droit. Il n'a même pas posé de problèmes pour permettre la connexion d'un portable en vpn avec le réseaux extérieur d'une société.

Aujourd'hui en plus des fonctionnalités ci-dessus, on attend au minimum d'un modem/routeur surtout s'il est fourni par le FAI:

  • Le partage d'imprimante.
  • Le partage de disque dur.
  • Le téléphone sur ADSL.
  • La télé sur ADSL.

Les 3 principaux fournisseurs que sont Orange, Neuf et Free proposent cela. Avec la télé déportée sur un autre boîtier qui peut aussi faire office de magnétoscope. Cela défini l'offre standard qu'un FAI correct se doit d'offrir.

Neuf a à peu près tout bon sur le sujet. C'est d'ailleurs un des point qui me les a fait choisir comme mon fournisseur. Même si on peut déplorer le manque de qualité du design du boîtier et ses plastiques qui rappellent plus des jouets chinois de mauvaises qualités qu'un objet de haute technologique.

Orange a un beau boitier mais par contre il est sérieusement en manque de ports ethernet (j'ai 2 PC et un portable que je connecte indifféremment en wifi ou en ethernet). De plus le boitier télé est une extension payante. Mais bon quand France Telecom arrêtera de vouloir arnaquer ses clients jouer sur sont statut d'opérateur historique, les poules auront des dents.

Free et c'est le plus étonnant vu leur niveau technique, est totalement à côté de la plaque. Non seulement pour configurer le boîtier il faut passer par un site internet nécessitant un login/mot de passe mais en plus la moindre modification genre le SSID du wifi nécessite un redémarrage du boîtier. Et je ne parle même pas de la procédure de hard reboot nécessaire ne serait-ce que pour activer le téléphone: ll faut redémarrer le boîtier 5 fois en débranchant l'alimentation pendant que le petit chenillard sur le boîtier chenille. Je ne sais pas ce que les ingénieurs chez Free avaient fumé ce jour là, mais cela me semble furieusement illégal.

Bref, non seulement le modem/routeur Free a l'interface la plus pourrie de tous les FAI mais en plus il n'a absolument pas le comportement normal attendu d'un modem/routeur normal. Pour tout dire, par défaut ni le mode routeur, ni le mode wifi ne sont activés. Cela surprend quand c'est le comportement que l'on attend de l'objet. C'est beau d'avoir les options les plus geekies mais à un moment il faudrait penser à assurer le minimum.

Tous les routeurs du monde s'accèdent par une interface locale,192.168.0.1 chez Netgear, 192.168.1.1 chez Orange et neuf (tous deux ont une base SAGEM). On pourrait imaginer un petit raffinement sympathique du genre le modem sert de proxy DNS et permet de servir des noms du genre http://neufbox/, voir fin du fin, le support du protocole zeroconf/Bonjour.

Tous les routeurs que j'ai put tester viennent avec le pare-feu activé par défaut et bloquent toutes les connections entrantes tout en prenant en charge l'UPnP pour permettre aux applications de négocier les ports d'écoute. On peut regretter toutefois qu'ils ne prennent pas en charge un mode proxy chargé de faire du filtrage parental ce qui permettrait FAI de répondre à leurs obligations légales sans avoir à installer un logiciel sur postes clients. Mais bon ça, cela sera le sujet d'un billet plus tard.

Par contre que cela soit chez Free ou chez Neuf (je n'ai pas trouvé l'option dans l'aide Orange), le partage de fichier et d'imprimante est une horreur. Le partage de fichiers se fait via FTP. Pourquoi ne pas avoir utilisé le protocole CIFS comme tout le monde? Sachant que tous ces firmware sont basés sur Linux, embarquer Samba ne devrait pas poser de problèmes. En plus en implémentant une base d'utilisateurs, ont pourrait mettre en place des fonctionnalités intéressantes comme le proxy ci-dessus, ou de multiples lignes téléphoniques avec un centrex IP, ou un domaine d'authentification pour les réseaux de PME, ... Pour le partage d'imprimante je ne l'ai testé que chez moi sur ma neufbox, mais pour résumer je n'ai pas réussi à l'utiliser. Et pourtant il s'agit d'une imprimante Laser que j'utilise sous Linux depuis 5 ans.

La télé

La partie télé est certainement le point fort de Free et là où ils ont le plus innové. Orange est totalement disqualifiée dans ce domaine. Neuf généralement suit au bout de 6 mois. Alors que Neuf et Orange nécessitent une liaison filaire entre le modem et le boîtier télé, Free gère le transfert via le wifi ou des modules CPL. Cela évite de voir des cables se balader partout. N'ayant cependant pas une totale confiance dans le CPL, je trouve dommage que Free ait abandonner le Wifi dans les Freebox de dernières génération.

Par contre pour le reste, le design laisse sérieusement à désirer. Même sur un écran HD avec une liaison HDMI, les interfaces sont loin d'être agréables à l'oeil. La palme revenant à Free dont l'écran d'accueil ressemble plus au projet de première année d'un étudiant qu'au service fournit par une entreprise. Ce n'est pas comme si l'on avait pas de bons exemples ou des solutions open source.

Les télécommandes sont des monstres de complexités nécessitant ne serait-ce que n boutons pour accéder aux divers menu (un pour le menu principal, un pour les univers qui servent à je ne sais quoi, un pour la liste des programmes, un pour le guide, un autre d'information). Apple a pourtant montré ce que l'on peut faire avec 6 boutons. Sans aller à un tel extrême, on voit tout de suite que les personnes qui ont conçus ces systèmes sont passées à côté du concept de média center. Ne parlons pas de leur efficacité. Il est parfois nécessaire que je m'excite sur les boutons de ma télécommande Neuf pour que le boîtier daigne sortir d'hibernation ou accéder à un menu.

Les boitiers eux-mêmes ont des performances déplorables. Je que l'on utilise un processeur embarqué, mais quand on appel une interface genre le guide des programmes, on ne devrait jamais se retrouver avec l'ancien écran toujours fonctionnel sans messages pendant que le truc turbine. Surtout quand il faut appuyer sur le même bouton pour quitter le guide des programmes. S'il y a un temps de chargement, on affiche le nouvel écran avec un petit qui clignote mettant en valeur le fait que la machine turbine.

Aucun de ces boîtiers n'offre de réel effet de levier au fait qu'ils sont connectés au net ou qu'ils utilisent des protocoles numériques. Ils pourraient fonctionner sur le Minitel que cela ne changerait pas grand chose.

  • Aucun moyen de programmer à distance le magnétosocope intégré. Pour un scenario du genre, merde je rentrerais plus tard du boulot ce soir, je ne veux pas rater ma série fétiche, vite on programme le magnéto, c'est raté.
  • Lors de la diffusion d'une émission, il y a nécessairement des variations dans le timing du fait des aléas de la production dans la journée. Pourtant l'enregistrement se fait toujours sur des horaires précis et non sur la réelle diffusion de l'émission. Heureusement que le boîtier est au moins capable de trouver tout seul l'heure sur le net.
  • Impossible de louer directement sur le net les films en VOD. Il faut se taper une interface style sms pour pouvoir lancer des recherches dans le catalogue qui est lui même une véritable plaie à parcourir. Même pas un système d'accès rapide avec un numéro attribué au film que l'on pourrait saisir au clavier numérique. Bon en même temps, comme le catalogue n'est pas disponible sur le net, cela ne change pas grand chose.

L'offre et le service client

Tous les fournisseurs sauf Orange (qui pense encore que traire au maximum ses clients est une bonne chose) se sont alignés sur l'offre de base 30€/mois et le maximum de débit que l'on peut raisonnablement offrir.

Pour la télévision mis à part les chaînes TNT et les bouquets satellites, dans l'ensemble celles offertes gratuitement n'ont que peu d'intérêt et sont toutes les mêmes. Y'a vraiement des gens pour regarder KTO? J'ai même failli passer de chez Neuf à Free quand ces ######## m'ont virer Manga de l'offre gratuite, c'était pour moi le seul point discriminant sur ce sujet par rapport à Free.

L'offre VOD est l'exemple le plus éclatant de l'affrontement entre plusieurs intérêts qui au final ne fait qu'emmerder le client. Entre les tripotées d'ayants droits ne comprenant pas l'intérêt de diffuser leurs films, les cinémas et canal+ s'accrochant à la chronologie de diffusion comme des berniques à un rocher et les différentes plates-formes disposant de contrats d'exclusivité autant dire que c'est le bazard le plus complet. Pas étonnant que les catalogues soient si pauvres.

Je me contrefous de savoir que mes films viennent de M6, TF1 Vision, Glowria, ... Je ne veux pas avoir à faire 3 recherche pour éventuellement avec un peu d'espoir trouver mon bonheur. Neuf semble l'avoir compris. En tant que client, je veux tous les films maintenant sur une seule interface. Même les dernières sorties parce que franchement me taper 10 bornes et 9€ pour aller voir un film cela me broute royalement.

On peut imaginer une offre du genre:

  • 8-9€ pour les nouvelles sorties pendant 6 mois, bref le prix d'une place de ciné.
  • 4-5€ (3,99-4,99€ aujourd'hui) pour les bon films, ou les plus récents.
  • 1-2€ pour les autres films.

Mais bon quand on a déjà des problèmes pour pouvoir accéder aux derniers films sortis en DVD, il ne faut pas trop rêver.

Conclusion

Tous les FAI sont à des années lumières de l'intérêt de leurs clients, parfois pour des raisons extérieures, mais souvent à cause de leurs propres incompétences.

  • Neuf sont les moins mauvais et c'est ce qui justifie que je reste chez eux.
  • France Telecom n'a toujours pas compris c'est quoi Internet.
  • Free devrait investir dans des livres de design.
  • Le autres ne font pas le poids

Mais par pitié qu'ils fassent tous chauffer leur navigateur et téléchargent des logiciels open source mieux conçus pour tourner leurs boîtiers ADSL & TV.

jeudi 31 janvier 2008

Et la réponse est ...

A ma question d'hier quelques réponses:

  1. La reconstitution des faits
  2. Un aperçu du niveau de pauvritude des procédures de sécurité dans les banques.
  3. Et ce n'est pas mieux sur les marchés. Apparemment, sur le marché des futures, tout se fait à la Papa via le mail et le fax. Pourquoi pas les signaux de fumées tant qu'ils y sont.

En gros, pour volatiliser 5 G€, il suffit de traffiquer un fichier excel. C'est très rassurant sur la sécurité de pognon confié aux banques.

mercredi 30 janvier 2008

La question à 5 milliards

La question à 5 milliards d'€ que je me pose depuis qu'un trader de la Société Générale a explosé tous les records historiques d'arnaques bancaires:

Mais comment a-t'il put planquer ses transactions?

Imaginons un système bancaires Grozouf&Co avec plusieurs applications respectant les règles de la comptabilité à la papa:

  • BC, gère les transferts avec la banque centrale.
  • TR, gère disons le trading des arbitrages, au hasard.
  • CC, gère les comptes courants.

A tout moment la somme du solde créditeur et débiteur des applications doit être égal à 0, typiquement:

  • BC: -1000
  • TR: +500
  • CC: +500
  • Total: 0

C'est le principe de base de la compatbilité. Ainsi, même si les TR et CC gèrent des ensemble de clients différents, on peut toujours contrôler les mouvements de fonds réels.

D'après les analyses de l'escroqueries, Jérôme Kerviel aurait inséré des clients fictifs dans le système de contrôle. Oui mais se pose alors la question de savoir d'où vient le fric du client. Imaginons pour notre application de trading un portefeuil de clients suivant:

  • Client 1: +100
  • Client 2: +200
  • Client 3: +200
  • Total: +500

On reste bien cohérent par rapport aux chiffres conservés dans le système de comptabilité de Grozouf&Co. Mais si on introduit un client fictif F, là se pose un problème, on a alors:

  • Client 1: +100
  • Client 2: +200
  • Client 3: +200
  • Client F: +100
  • Total: +600

Et du coup dans le solde courant on a:

  • BC: -1000
  • TR: +600
  • CC: +500
  • Total: +100 => Et là c'est le drame! On vient de se faire choper. D'ailleurs c'est un peu le but de ce genre de système. C'est simple et imparable. Une analyse des logs permettant du coup de rapidement identifier le coupable et le virer promptement.

Différentes hypothèses se pose pour planquer ce compte client à la vigilence de l'arithmétique. On peut éventuellement considéré que l'on garde un solde à 0 pour notre client fictif, mais du coup toutes les transactions de notre trader fou vont laisser une grosse trainée rougâtre dans les comptes du système de trading. Cela manque sérieusement de discression.

On peut éventuellement dire que le pognon vient d'un compte client du coup on a:

  • BC: -1000
  • TR: +600
  • CC: +400
  • Total: 0 => Banco! Mais quand un mec va voir dans son relevé de gros prélèvements, de sérieuses questions vont être posées à la banque et par transitivité à notre escroc.

Au final le pogon peut venir d'un compte extérieur ce qui donne:

  • BC: -1100
  • TR: +600
  • CC: +500
  • Total: 0 => Youpi ya! Sauf que notre banque centrale elle aussi garde une compatbilité et que le -1100 de Grozouf&Co doivent correspondre à un +1100 chez la banque centrale. Donc à moins que notre banque ne fasse pas la correlation entre ses données et celles de la banque centrale, la fraude saute immédiatement aux yeux.

Bref au final je n'arrive toujours pas à voir comment la SocGen a put passer à côté du truc s'ils appliquent les règles de base de l'arithmétique. Du coup, je pense que es systèmes de trading ont été conçus pour laisser une certaine marge de créativité comptable et que cela vient d'exploser à la figure de la SocGen à cause d'un pauvre type complètement compléxé.

dimanche 20 janvier 2008

Pour faire suite

Une excellente interview d'un manager de Hedge Fund sur le crash des subprimes. On y retrouve tous les ingrédients de la crise vus de l'intérieur.

  • Des inverstisseurs manquants de perspective à tous les niveaux.
  • Une déresponsabilisation des acteurs.
  • Une déconnection de la réalité.
  • Un cercle vicieux entrainant le manège plus en avant dans le désastre.

Le fait intéressant dans cette crise que met en avant l'auteur, c'est l'inversion du flot de la demande et l'effet d'appel qui en a résulté. D'habitude c'est la demande pour des prêts qui amène à leur financement par des fonds propres où des moyens financiers adhoc. Ici c'est la demande pour des investissements triple-A qui a poussé à l'octroi de prêts à des personnes qui n'auraient jamais du en voir la couleur.

vendredi 18 janvier 2008

Crise des subprimes

Une excellente explication graphique de la crise des subrimes sur le site de la BBC. Avec tous les facteurs illustrés:

  • Le changement de modèle de prêt avec l'externalisation du risque par les banques
  • La goinfrerie des investisseurs
  • La déresponsabilisation totale de tous les acteurs
  • L'embrigadement de clients qui n'auraient jamais du emprunter
  • Le marché immobilier totalement affolé

Un must read comme il disait.

samedi 17 novembre 2007

Reflexion du jour

Sur les sites d'e-commerce, la fonction de conseils personnalisés est plutôt bien. Mais souvent elle propose un produit que l'on a déjà. Je pense que cela serait pltôt une bonne idée d'y ajouter un bouton "Déjà acheté" permettant d'indiquer que l'on possède le produit. Le site pourrait alors proposer des produits en fonction de ce que l'utilisateur possède déjà.

vendredi 29 décembre 2006

Et moi?

Où l'auteur se traîne plus bas que terrre en supplications et autres gérémiades:

Je ne sais pas si c'est suite à la conférence de Bill Gates avec des bloggers où il avait été fort désapointé de tous les voir avec des mac, mais Microsoft vient de lancer un offensive de communication vers ces mêmes bloggeurs en leur offrant des portables Acer Ferrari avec Windows Vista et Office 2007. Au delà du débat sur l'éthique de la chose, je n'aurais qu'une chose à dire:

ET MOI? Bande de rats!

Je sais que je ne suis pas un grand bloggeur, un baron, un A-List blogger, un dieu de du clavier et des soirées people. Mais bon, je ne cracherai pas sur un portable neuf.

Je sais que je tiens ce blog plus comme un petit chez moi où déblaterer mes conneries plutôt qu'en tant qu'outil de marketing communicationnel afin de faire évoluer mon réseau social relationnel dans un objectif de maximisation de mon taux de connectitude amicale avec le but avoué d'optiomiser ma connexité avec nos chères élites dirgantes. Mais bon le modèle proposé n'est pas dégeu.

Je sais aussi que je suis plutôt un geek orienté UNIX et que Windows n'est pas trop ma tasse de thé. Mais bon j'aurais quand même bien aimé pouvoir jouer avec le dernier système de la maison Microsoft.

Allez s'il vous plait, soyez sympa quoi, envoyez moi en un .... please

dimanche 26 novembre 2006

Management vs. technique

Un bon témoignage paru dans Computer World sur l'opposition entre les compétences techniques et manageriales. L'auteur fournit un témoignage intéressant sur son expérience en tant que responsable d'un service informatique et comment l'apprentissage des technologies utilisées dans son métier a amélioré ses perfomances et son appréhension des problématiques en jeu.

Du point de vue du geek moyen, je ne peux qu'applaudir ces personnes sans aucun bagage technique, qui, se retrouvant parachutée dans un service informatique, prennent la peine de combler leurs lacunes. On rencontre trop souvent dans ce métier des Pointy Hair Boss qui cachent leur incompétence derrière le fait que ce n'est pas leur boulot. Qu'ils sont manageuuuuuuuuurs de compétences et des hommes ou autre conneries du genre.

De manière générale, je me demande toujours comment des gens (pourtant intéligents) peuvent sérieusement prétendre diriger d'autres personnes sans connaître ou du moins comprendre leur métier de base. On retrouve ce problème à chaque fois qu'un enarque, un centralien ou tout autre personne du même accabit se retrouve parachuté à la tête d'une organisation. Comment ces gens peuvent-ils diriger des policiers, des informaticiens, des ingénieurs, des médecins, ou tout autre métier fortement spécialisé sans connaître la base du boulot?

L'activité de manager contrairement à ce que pensent ces personnes ne consiste pas à remuer de la paperasse, il y a les systèmes d'information pour cela et au pire ce sont les irremplacables secrétaires qui s'y collent de toute façon. Une entreprise est un regroupement de personnes et de moyens dans le but d'atteindre un objectif. Un manager est donc avant tout un médiateur entre plusieurs groupes et différents intérêts. Il chargé de faire fonctionner une organisation en fonction des contraintes qui l'assujetissent. Comment une personne ne pigeant que dalle au métier de son organisation peut faire valoir les intérêts de celle-ci, prendre des décisions en toute connaissance de cause ou défendre avec le plus grand sérieux ses actes?

management.jpg

Globalement j'ai l'impression qu'avec l'avènement des écoles de management et autres élevages de nuisibles beaucoup de monde a perdu de vue cette simple vérité. Si tout le monde ne peut pas devenir manager car cela demande de réelles compétences que ce soit du point de vue business ou humain, tout le monde ne peut pas devenir non plus informaticien, médecin, ou professeur, cela se saurait. Pour trouver un bon manager il ne faut pas choisir dans un groupe ou dans un autre mais dans l'intersection de ces 2 groupes.

Cela demande peut-être un peu de recherche mais c'est un faible prix à payer en comparaison d'une personne incompétente dans un sens ou dans un autre, qui fera dépenser des fortunes à son entreprise en prenant des décisions ineptes.

- page 1 de 2