Life & IT Alignement

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mardi 19 septembre 2006

Apple et Google vont-ils fusionner?

Une question intéressante, Apple et Google vont-ils fusionner? De nombreux arguments militent faveur de cette hypothèse:

  1. Eric Schmidt le CEO de Google est entré au Conseil d'administration d'Apple.
  2. Apple et Google ont une même philosphie Business.
    1. Innovation.
    2. Prise de risques.
    3. Qualité.
    4. Respect du client.
    5. Secret des affaires.
  3. Apple et Google ont des domaines d'activité complémentaires, Apple sur les ordinateurs et les périphériques multimédia et Google sur le web.
  4. Apple et Google s'addressent en partie à la même clientèle, les techno fans et autres early adopters.
  5. Apple et Google ont conclu un partenariat pour la diffusion des videos de Google sur iTV le lecteur multimedia d'Apple.

Même si la fusion n'est pas d'actualité, je pense que l'on va observer de plus en plus un rapprochement entre les 2 compagnies. D'abord par des partenariats stratégiques et qui sait, finalement par une fusion en bonne et due forme.

mercredi 13 septembre 2006

C'est beau l'Europe

Je viens de recevoir des livres commendés sur amazon.co.uk. Certains faîts méritent d'être notés:

  • La facture est en Livre Sterling (£) normal, c'est commandé aux Royaumes-Unis.
  • Le coli a été expédié d'Allemagne par:

Amazon
Im Rotte 60
D-343555 Staufenberg

  • L'addresse de la société de facturation est au Luxembourg:

Amazon EU SARL
26 Boulevard Royal
L-2449 Luxembourg

  • Et le code de TVA de la société qui facture est FR12487773327, donc à priori en France

C'est beau l'Europe du libre commerce :)

jeudi 7 septembre 2006

La France champione du monde des mauvaises conditions de travail

Si l'on en croit Le Monde et le Global Competitiveness Report 2004, la France se classe 99ième sur 102 pays pour la question du conflit employeur/employé. Seuls le Venezuela, le Nigeria et Trinidad font pire. L'article fait echo à mon billet sur les méthodes de management: les chefs d'entreprises obtiennent des performances économiques à l'image de l'environement de travail de leurs sociétés.

vendredi 25 août 2006

Méthodes de management

Joel Spolsky a écris une série d'articles sur les méthodes de management d'une équipe. Il identifie 3 méthodes principales que l'on retrouve en divers proportions dans le style tout à fait personnel de chaque manager.

(Note: je déteste le mot manager, c'est typiquement une expression laissant croire qu'il existe un métier de manager, ce qui est loin d'être le cas. On ne peut pas se bombarder Manager, c'est une compétence qui se travaille avec l'expérience et tient à la fois du rôle de père, de frère, de grand-père, de conseiller, de gourou, de sergent recruteur selon les besoins et l'humeur. Donc dans la suite par manager je pense à une personne qui doit gérer un groupe. Ce qui dans le monde de l'infomartique, qui m'intêresse, se résume à une bande de gamins avec un age mental moyen négatif)

La méthode militaire

La méthode commander et controller consiste essentiellement à s'assurer une obéissance totale du subordonné par une authorité forte et une grande hierarchisation. Cette méthode se révèle plutôt efficace pour:

  1. Prendre des gens normalement constitués.
  2. Les transformer en un tas de trouffions lobotomisés.
  3. Les trimballer dans des conditions qu'on n'imposerait même pas à des animaux vers des lieux où vous n'iriez pas avec votre petite soeur.
  4. Leur faire faire des activités éminements dangereuses et débiles que tout animal avec un instinct de survie plus gros que celui d'une amibe refuserait de faire.

Si cette méthode se révèle efficace dans le contexte d'une usine avec des méthodes de travail Tayloriennes, dans le monde de l'informatique et en général dans tous les travaux intellectuels c'est une catastrophe:

  1. Généralement les personnes qui ont une profession intellectuelle (je parle ne parle pas ici des boulots pliage de chemises et repassage de cravates) ont aussi une formation universitaire qui s'accompagne le plus souvent une alérgie à toute forme d'autoritarisme. D'où l'expression typique des militaires: putains de gauchistes d'universitaires.
  2. Autant il est difficile de mal visser un écrou, autant pour saboter une tâche intellectuelle comme écrire un programme, il existe une infinité de méthodes. Le manager qui tenterait le passage en force se retrouverait vite à se demander pourquoi sa productivité subie une chute normalement associée avec la trajectoire d'objets balitistiques.

Bref, ce genre de méthode est à exclure si l'on cherche à diriger une bande d'informaticiens qui ont naturellement des tendances anarchistes.

La méthode incitative

La méthode Econ 101 du nom du cours d'introduction à l'économie des universités américaines est basée sur l'incitation finançière des travailleurs. Autant le dire tout de suite aucune personne avec plus de deux grammes de cervelles ne devrait s'amuser à mettre en place ce genre de méthodes. Seul les imbéciles qui n'ont suivi que le cours Econ 101 et qui croient en la beauté absolue du marché libre et dérégulé comme on croit au Père Noël, peuvent penser à réussir à manager une équipe avec cette méthode.

En théorie, dans le monde merveilleux des économistes purs et durs qui ne descendent jamais voir ce qui se passe en ce bas monde horriblement terre à terre, cette méthode est une construction élégante et fonctionnelle. Toute ou partie du salaire du travailleur est indéxée de manière proportionnelle à une métrique de productivité afin de l'inciter à mieux travailler. Notre brave petit GBFFO (Grouillot de Base au fin fond de l'organigrame) se retrouve stimuler par l'appat du gain et donc va redoubler d'ardeur pour satisfaire ses bon maîtres . Cependant dans la réalité, les salariés ont vite fait de trouver une faille dans la métrique et de la retourner contre le système afin de gagner plus tout en travaillant moins. C'est l'ineffabilité de la nature humaine, surtout quand son instinct de prévarication est titillé.

  1. Accordez une prime aux testeurs en fonction du nombre de bugs trouvés et ceux-ci vont se multiplier à une vitesse relativiste. Pas besoin de viagra pour faire se redresser les courbes mollassones.
  2. Accordez une prime aux développeurs inversement proportionelle aux bugs générés et le nombre de bugs corrigés ou acceptés va bizarrement s'écrouler puisque les développeurs refuseront de prendre en compte ceux-ci.
  3. Indexez le salaire du PDG sur le cours en bourse de l'action de l'entreprise, genre en lui fourgant des stock options, est la meilleure méthode pour entrer dans l'histoire au côtés de sociétés comme Enron, Worldcom et Parmalat.
  4. Payez les pompiers au nombre d'interventions comme en Galice et les feux se propageront plus vite que la vérole dans une armée.

Ne jamais se baser sur un vice humain pour mettre en place un système de management. Le diable qui sommeille en chacun se montrera toujours plus malin que vous. (Bon d'accord, le jeu de mot été facile.)

La méthode identitaire

La dernière méthode est à la fois la plus difficile à mettre en oeuvre et la plus efficace. Il s'agit pour le travailleur de s'identifier à son travail ou à son entreprise. Le but est de créer une motivation intrassèque pour venir travailler. Il ne faut pas que le matin en se levant le GBFFO se demande pourquoi il se lève. Il faut que son boulot le force à sauter du lit l'oeil alerte, la truffe humide et la quoeud fretillante (OK peut-être pas ce point là).

Cette méthode est la plus efficace car une fois la motivation établie, les salariés seront plus à même à donner le meilleur d'eux mêmes. De nombreuses méthode permettent d'arriver à ce résultat je citerai en vrac:

  1. Créer un esprit fort autour de la marque ou la société, genre Apple ou Google.
  2. Créer un esprit legio paster nostra ou comme le disait l'entraineur de l'équipe de France: On vit ensemble, On meurt ensemble. C'est souvent l'esprit des startups au début, tout le monde est embarqué dans la même galère. Si on se plante, on se plante ensemble. Si on réussie alors on se fait des couilles en or ensemble. Alors on se la joue Soviet en route vers des lendemains chantants sur fond de l'international de l'innovateur.
  3. Créer un esprit familial ou bande de copains dans l'équipe. c'est la version soft du point ci-dessus et c'est plus facile à mettre en oeuvre dans une grande boite.

Cependant cette méthode est la plus difficile à mettre en oeuvre car elle dépend de l'équilibre de tout un tas de facteurs aléatoires:

  1. On doit se sentir à l'aise au travail et ne pas voir la différence avec sa maison. On évitera les cubicles bruyants et autres joyeusetés du genre.
  2. Le membres de l'équipe doivent être là parce qu'ils aiment leur boulot et non parce qu'il n'y avait pas d'autres options à la fac.
  3. Dans la même veine, une bonne ambiance de travail n'est pas du luxe. On evitera de venir emmerder les développeurs avec les mesquineries des clients ou des fournisseurs, c'est le boulot du manager, les membres de l'équipe doivent avoir tout ce qui leur faut pour travailler en temps et en heure.
  4. Un peu de stabilité cela aide aussi. On ne vient pas foutre le bordel tous les 2 jours dans l'organisation du travail.
  5. Etc .....

Bref cette méthode demande beaucoup de doigté de la part du manager et ne s'apprend pas dans un MBA ou autre connerie du genre.

Conclusion

Dans tous les cas, en créant une motivation sincère de vos salariés, le travail s'en trouvera facilité. Ce n'est pas une condition suffisante pour réussir, mais s'en est certainement une nécessaire. Sinon, si vous bossez dans un environnement Taylorien, genre usine, la méthode militaire peut toujours marcher mais à vos risques et périles.

Ressources pour les entrepreneurs

Une excellente liste de sites pour les entrepreneurs. Faudra d'ailleurs que je mète à jour ma liste des blogs.

jeudi 3 août 2006

Où fonder son entreprise

Coup sur coup 2 billets intéressants sur le vaste sujet des startups m'ont interpellé cette semaine:

  1. Louis Naugès s'intêresse aux pays potentiellement leaders dans l'innovation.
  2. Guy Kawasaki commente le rapport Doing business in 2006 de la Banque mondiale (cf. pièce jointe).

Ce qui ressort de ces lectures, est que pour pouvoir innover et se développer, une entreprise a besoin:

  • Un environnement économique et politique stable sans grosses contraintes administatives. Il faut par exemple 2 jours en moyenne pour ouvrir une entreprise en Australie, 8 en France et 203 en Haiti. De nombreux Russes fondent des start-ups en Israël ou aux USA mais pas en Russie. Quand on voit ce qu'il est arrivé à Youkos, on ne se demande pas pourquoi.
  • Un bon système éducatif avec des universités de première classe et favorisant l'esprit d'initiative. Le Japon ailliant l'un des système les plus rigide au monde se retrouve avec peu d'innovateurs.
  • Une masse critique d'esprits brillants dans un même lieu. Ce point est d'ailleurs lié au point ci-dessus, les esprits brillants généralement universitaires sont des animaux grégaires et tendent à se regrouper ensemble. La Silicon Valley à proximité de Stanford est la référence en la matière. Bangalore et son IIT en Inde a aussi un grand potentiel.
  • Un environnement financier aidant au lancement de nouvelles entreprises (investissement initial, capital risque, ...). Il est a noter que le financement d'Etat tel que la pseudo Agence pour l'Innovation Industrielle qui n'arrive à financer que des éléphants blancs que lui soumettent de grosses entreprises est totalement inefficace. A mon avis il y a d'ailleurs matière à des poursuites pour détournement de biens publics. A l'inverse on peut souligner l'existence du fond particulièrement efficace In-Q-Tel de la CIA qui finance des entreprises innovantes intêressant la sécurité nationale aux Etats-Unis.

Comme le résume Louis Naugès, ce ne sont pas les grosses entreprises avec des gros projets, de grosses équipes et de gros budgets qui innovent (même si cela flatte l'égo des dirigeants qui sont restés de grands enfants et qui aiment jouer à c'est moi qui a la plus grosse) mais les petites structures avec des petites équipes composées de gens brillants qui réussissent. On peut d'ailleurs à ce sujet se référer aux essais de Paul Graham qui finance le lancement de start-ups par des étudiants lors de leurs stage d'été via son entreprise Y Combinator.

Une chose que certain on d'ailleur du mal à comprndre en France. Il n'est alors pas étonnant que la France n'apparaisse pas dans les 30 premières places du classement de la Banque Mondiale sur les pays où il est bon de monter son entreprise. On est même dépassé par la Lituanie, un ex pays soviétique, la honte! Voici donc quelques idées que je lance pour favoriser l'innovation en France.

De sérieux gains peuvent être obtenus en revoyant de fond en comble les processus de relation entre les entreprises et l'Etat. En simplifiant les procédures et en éléminant tous les archaïsmes on peut déjà faciliter la tâche des entrepreneurs. Des outils en ligne performants peuvent aussi être mise en place pour faciliter ces relations. Par exemple:

  1. Mettre en place un dossier de déclaration en ligne permettant d'obtenir immédiatement les informations nécessaires pour démarrer son activité (SIRET, TVA, code APE, ...) les diverses administrations contactant ensuite l'entrepreneur pour obtenir les différentes pièces légales. On peut même imaginer un partenariat avec les banques pour que réaliser la déclaration en même temps que l'ouverture d'un compte pour l'entreprise.
  2. Mettre en place un service de déclaration des salaires en ligne calculant de lui même les charges sociales et fournissant toutes ces informations aux organismes concernés, l'entreprise récupèrant en retour les détails comptables. On peut même ajouter pour la forme un système d'édition automatique des bulletins de salaires à partir des informations fournies par l'entreprise et des informations calculées par le service. Et cerise sur le gateau, on peut imaginger la mise en place d'un virement automatique du salaire en fonction des données bancaires retenues par la sécurité sociale ou le fisc. Les entreprises n'aurait alors plus qu'à fournir les données brutes, l'Etat se chargant du reste contre une modeste rémunération pour les frais. Le système faciliterait de plus la lutte contre la fraude notament pour la sécurité sociale.

L'Etat étant incapable de voir un projet innovant même si on lui montrait, les organismes tel que l'AII doivent être supprimés. Cependant, pendant leurs 2 premières années d'existence, les entreprises sont très fragiles.Donc pour favoriser le lancement des entreprises, on peut imaginer un système où pendant 2 ans, l'Etat fait crédit des charges sociales à un taux préférentiel et à concurrence de 1 million d'Euros. Pendant 2 ans l'entreprise ne paye que les intérêts sur les sommes empruntées. Ensuite elle rembourse le total comme un prêt normal avec des conditions très avantageuses. L'emprunt est limité à 1 million d'euros pour limiter les abus, ce qui est largement suffisant pour une entreprise innovante qui ne nécessite pas beaucoup de main d'oeuvre afin d'arriver à une stabilitité finançière. Avec les milliards engloutis en pure perte dans l'AII, on pourrait financer des milliers d'entreprises. Ainsi si l'entreprise survit, l'Etat récupère sa mise avec un bénéfice, sinon on passe l'argent par perte et profits.

Enfin, même s'il est impossible de créer ex-nihilo par la volonté du prince une Silicon Valley malgrès des tentatives éhontées de la part de l'Etat ou des collectivités locales, l'Etat a un rôle à jouer en tant qu'aggrégateur et démultiplicateur de moyens. En commançant déjà par remettre d'aplomb le système universitaire français, on satisferait une condition nécessaire pour créer un environnement favorable à l'innovation. Ensuite, autour de ces universités, il faudrait mettre en place de réels réseaux d'investissement (ce qui peut être fait à peu de frais). Cependant ce genre d'initiatives reste à mon avis difficile en France où elles heurtent de plein fouet le Jacobinisme des élites puisqu'il faudrait arrêter de toujours favoriser Paris et commencer à favoriser des villes réellement innovantes tel que Montpellier, Nantes, Grenoble, ... Il faudrait aussi arrêter de financer des pôles de compétences à Bazouiche les près pour le seul bonheur des élus locaux.

Au final, la France a d'énormes gisements d'innovation inexploités, même si cela n'est pas une condition suffisante, il est nécessaire de créer un environnement afin de leur permettre de se développer. Et cela passe par une politique réellement innovante loin de la médiocrité actuelle. ce sera long, cela demandra de l'intelligence mais cela reste possible.

dimanche 30 juillet 2006

Sécurité dans les aéroports

Un petit témoignage sur comment était assurée la sécurité dans les aéroports américains avant le 11/09/2001:

  • Qualification des controleurs: aucune nécessaire.
  • Formation des contrôleurs: uniquement être capable de reconnaître les objets de tests, les autres on s'en fout.
  • Conscience professionnelle: hein? ça sert à quoi?

Tout l'article est terrifiant.

Bruce Shneier a d'ailleurs un article plus récent sur la sécurité dans les aéropots. Apparament cela ne s'est pas arrangé.

vendredi 23 juin 2006

Lulu.com

Un nouveau service est arrivé en France: Lulu et il va faire un carton à mon avis. Ce service permet de publier soi-même des livres, des photos, des Cds, des Videos sur support physique ou virtuel. Le marché ne fait que débuter et mais il va fortement se développer. Voici quelques petites réflexions sur ce genre de services en tant qu'illustration magistrale de l'effet de longue traine.

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