Life & IT Alignement

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mardi 18 juillet 2006

Mais virez le ...

Dave Marcus de McAfee affirme que les logiciels open source favorisent le piratage au prétexte que auteurs de virus et autre saloperies utilisent des logiciels open source comme CVS pour écrire leur code et collaborer.

Soit il s'agit d'un blague dont j'ai du mal à comprendre le sens soit le monsieur a sérieusement pété un plomb et devrait envisager l'amputation du cerveau pour se soigner.

Mais bon peut-être que les pirates qui utilisent des logiciels commerciaux comme Visual Studio pour leurs oeuvres sont-ils plus respectables?

dimanche 9 juillet 2006

De la nature du logiciel

Suite à un article sur onStartups expliquant pourquoi les logiciels ne sont pas une comodité comme les harricots, je voudrais émettre quelques idées sur la nature des logiciels.

Personnellement j'ai tendance à considérer les logiciels comme un concentré d'intelligence. Un logiciel est avant tout une série d'opérations visant à reproduire automatiquement la résolution d'un problème. Cela implique entre autre de:

  1. Définir le problème à résoudre, ce qui n'est jamais aussi simple qu'il n'y parrait au premier abord sutrout quand vous avez une maîtrise d'ouvrage qui ne n'y arrive pas elle même.
  2. Résoudre le problème, ce qui est généralement simple pour les applications d'entreprise qui se résument à manipuler des enregistrement en base de données mais peut se révéler extrêmement complexe par pour la conception des sus-mentionnées bases de données.
  3. Trouver une solution pour exécuter la résolution du point ci-dessus de manière automatique avec le minimum d'interventions humaines. Ce qui peut se révéler assez sioux en fonction des contraintes imposées.
  4. Emballer le tout pour que cela soit facile à utiliser. Certainement la partie la plus difficiles si l'on considère les interfaces utilisateur de la pluspart des logiciels. Tout le monde n'a pas le talent des ingénieurs d'Apple.

Bien sûr une fois que l'on a réussi plus ou moins brilliament à réaliser toutes ces étapes, on peut graver le résultat sur un CD-ROM, le mettre en boîte et le vendre sur des étagères de supermaché à côté des harricots. Il faudra juste passer par quelques petites étapes suplémentaires comme:

  • installer le logiciel
  • le maintenir à jour
  • le surveiller
  • le faire évoluer
  • etc.

Des opérations qui sont parfaitement maitrisées par tout le monde ...... Non je déconne. En fait peu de sociétés peuvent se vanter de maîtriser tout cela ITIL ou pas. Alors pour les particuliers, je n'en parles même pas. Contrairement aux haricots, un logiciel n'est pas un produit fini que l'on peut acheter sur étagère et s'attendre à ce qu'il marche sans sourciller quelque soit les conditions dans lesquelles on le fait évoluer. Ils nécessitent toujours une phase d'aptation ne serait-ce qu'une phase de paramétrage car ils sont aussi le résultat des choix opérés en fonction des contraintes qui leur sont imposées:

  • Caractéristiques définitives et figées ou non lors de leur conception (embarqué/web 2.0)
  • Leur conditions d'utilisation (temps réel/asynchrone)
  • Leur importance (jeux/pilotage de métro)
  • Leur architecture (client/serveur/web)
  • Leur cible (particulier/entreprise)
  • Leur technologie (liste trop longue)
  • etc.

Donc, malgrès ce que certains commerciaux en mal d'inspiration peuvent vouloir faire croire, les logiciels ne sont pas des produits comme les autres. Ils sont des concentrés d'intelligence qu'il faut savoir choisir avec soin sous peine de dépenser une énergie démesurément absurde à lutter contre eux. Les personnes qui pensent pouvoir entrer dans une boutique et dire au vendeur fourguez moi un logiciel pour gérer mon entreprise pendant les 20 prochaines années sans que je n'ai à m'en préoccuper se mettent le doigt dans l'oeil.

lundi 26 juin 2006

Geoportail en berne, solution de fonctionnaires

L'IGN n'arrivant pas à répondre à la demande (600 requêtes à la seconde). Il se pourrait qu'ils mettent en place un système de régulation de trafic par délivrance de tickets d'entrée en fonction des horaires. On se croirait à la sécurité sociale. Pourquoi pas prendre rendez vous 3 mois à l'avance pendant qu'il sy sont?

L'excuse invoquée pour ce désordre étant comme d'habitude un manque de prévision. Là, j'explose:

  1. Au vu du succès de Google Earth, c'était prévisible.
  2. Au vu du buzz fait auparavant sur le service, c'était prévisible.
  3. Au vu des commentaires générés sur le web auparavant, c'était prévisible.

Le fait que pour pallier ce manque de prévoyance l'IGN mette en place un système de tickets montre clairement que l'application a été programmée avec les pieds. Sur un problème de parallèlisation aussi simple il était très facile d'écrire une application massivement parrallèle (cf. mon dernier billet sur le sujet). Et pour passer le pic du début de service, il suffisait de louer des serveurs en plus pour supporter la charge. Des sociétés peuvent même vous fournir en urgence des machines pour pallier à ce genre de problèmes. En dernier recours, on peut récupérer quelques machines potables qui trainent dans les bureaux et les transformer à l'arrache en serveurs le temps de faire face.

Bref, l'IGN est totalement passée à côté de la plaque lors du lancement de son service et montre encore ici une mentalité de fonctionnaires et non d'innovateurs. Comme le disait Louis Nauges, ils auraient mieux fait de commencer par mettre un prototype en ligne et d'améliorer progessivement le service pour voir ce qu'il allait advenir. Au moins s'il avait subi un crash, ils ne seraient pas sujet à critique.

samedi 24 juin 2006

Capital le magazine people de la presse économique

Cette semaine, à table avec mes colègues nous discutions du magazine Capital n°177 de Juin 2006 et de sa série d'articles sur les prévilèges et autres pases droit en France. Intrigués, le soir même en passant dans ma gare, je fais un arrêt chez le buraliste et j'achète le sus-mentionné magazine. Bien mal m'en a pris. Je n'avais jamais lus Capital et je ne le lirai plus jamais.

Tout d'abord dans la série d'articles qui m'interressaient, on côtoit de tout et on fait le grand écart entre les hauts fonctionnaires ne glandant rien et s'offrant des extras aux frais de la princesse et les cheminots ne bossant pas assez au goût de la rédaction de Capital. Sur le fond ces articles ne sont qu'un catalogue à la Prevert de privilièges réels ou supposés allant de la prévarication caractérisée aux avantages dus à la pénébilité de la tâche.

Mais là où je tique c'est quand le magazine aligne la mauvaise foi la plus patente et les articles disant tout et leur contraire. Un coup les articles vitupèrent sur le manque de libéralisme de la France à propos des huissiers, des notaires ou des chauffeurs de Taxis. Et un autre coup on se retrouve avec une critique cinglante des écoles privées offrant de meilleurs chances de réussites que l'école publique (égratignée au passage pour faire bonne mesure) sur l'air de la culture n'est pas une marchandise, A mort les priviligiés qui s'inscrivent dans des écoles privées. Bref au lieu d'avoir une véritable enquête soignée, on ne retrouve que des articles orientés afin de complaire à un lectorat de salariés moyens complexés s'indignant à bon compte.

Ce qui m'amène à ma décision de plus jamais acheter ce magazine qui est à la presse économique ce que que la presse people est à la presse d'actualité. Un ramassis d'articles médiocres se vautrant complaisement dans le raccolage actif enttrecoupés de publicités toutes les 2 pages.

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