Life & IT Alignement

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lundi 18 février 2008

Production Agile

Un essai intéressant faisant le parallèle entre le système de production Toyota ou Lean Manifacturing et les méthodes agiles.

  • Eliminination des déchets => Toute tâche ne tendant pas vers le produit final est inutile (documentations trop détaillées réunions à n'en plus finir, ...)
  • Minimisation de l'inventaire => Rien ne sert de prévoir du boulot pour les 5 prochaines années quand on ne sait pas ce qui se passera dans 3 mois.
  • Maximisation du flot => Système de développement itératif produisant rapidement un résultat mesurable et surtout testable.
  • Partir de la demande => Rien ne sert de prévoir toutes les fonctionnalités de l'univers. Faire juste ce que le client final veut. On peut toujours rajouter derrière si le système est correctement conçu.
  • Donner le pouvoir aux travailleurs => Ce sont les développeurs qui ont la vrai expérience du développement alors autant leur laisser les détails. L'architecte logiciel doit juste se contenter de fournir une vision d'ensemble et s'assurer que toutes les parties de l'ensemble se connectent entre elles sans problèmes.
  • Répondre aux besoins du client => De toute façon ils changeront en cours de route. Alors autant faire en sorte que le système dans une bonne mesure s'adaptera toujours aux besoins du client.
  • Réussir du premier coups => Celle-la est plus subtil et va avec la précédente. Il faut faire dès le début un système correctement architecturé qui s'adaptera afin de permettre un cycle continu d'amélioration à partir de cette base.
  • Supprimer les optimisations locales => Ce qui est important c'est la performance globale et non d'une sous partie.
  • Eviter les conflits clients/fournisseurs => On est tous dans le même bateau alors autant faire en sorte que cela se passe bien et personne n'essaye d'entuber l'autre.
  • Toujours s'améliorer => tester, tester, tester , j'ai déjà dis tester? et surtour, ensuite corriger!

vendredi 18 janvier 2008

Nuages d'orage

Alors que l'informatique on the cloud est à la mode, quelques problèmes émergent. Notamment quand votre hébergeur part en live.

Avant quand il y avait des problèmes avec la prod, on pouvait virer les coupables ou les bboucs émissaires au choix. Mais maintenant, quand on veut changer d'hébergeur, on arrive tout de suite à des questions existentielles. Si la migration des machines virtuelles ne pose normallement pas de problèmes, il en en va tout autrement des dépendances à des services spécifiques. Toutes les applications qui se basent sur des services fournis par l'hébergeur (Stockage, E-mail, Queuing, DB, ...) se retrouvent pieds et poings liées. Les seuls alternatives qui se posent sont alors:

  • Garder la dépendance et consommer de la bande passante et du temps de latence pour communiquer entre le nouvel et l'ancien hébergeur.
  • Trouver le même service chez le nouvel hébergeur et adapter son application.
  • Tout prendre en charge soit même.

Bref cela va coûter un max et dans les deux derniers cas se pose la question de récupérer les données et les migrer. C'est déjà pas la joie quand tout est chez soi alors quand les données se trouvent à l'autre bout de la planète on vire à la tragédie grec.

Et je n'aborde même pas la question de la fiabilité de l'hébergeur. Des sociétés comme Joyent ou Gandi sont de petites structures qui même si elles font des bénéfices, restent à la merci d'un coup dur. Amazon bien que donnant l'impression de force reste une société à la santé financière fragile avec beaucoup de rouge dans son bilan.

Dans In Search of Stupdity un chapitre détaille l'échec du marché des ASP dans les années 2000. Fondamentalement rien n'a changé depuis qui permette de plus faire confiance à ces acteurs aujourd'hui qu'hier.

Pour moi, le marché du SaaS reste encore profondément immature:

  • Il manque des acteurs sérieux avec des reins d'acier (ce qui exclut Amazon) et une neutralité sans ambiguité (ce qui exclue Google).
  • Il manque la même sécurité sur la pérennité des informations que l'on peut avoir avec une infrastructure exploitée en propre.

Inversement je pense que l'on va s'orienter à l'avenir vers un mix des deux univers:

  • Pour les besoins nouveaux ou ponctuels (startup, amateurs, évenementiels, ...) des machines virtuelles hébergées.
  • Pour des besoins plus établis (grosses entreprises, sites définitifs) des pools de ressources physiques virtualisées hébergées en propre dans des Datacenter.

Ce qui ouvre un marché pour des solutions facilement administrable et pouvant aisément monter en charge (Serveur+Stockage+Administration). Pour l'instant on en est encore loin, la seule offre viable que je vois c'est chez Apple avec un mix Xserver, Mac OS X et XSan. Mais le marché ne semble pas les intéresser. Windows et Linux (même les distributions professionnelles) sont totalement inutilisables à la sortie de la boîte. Je le sais, pour la platefrome de dévveloppement mon projet j'administre 6 serveurs Suse 10 Enterprise Server et 2 Windows 2003 et on risque d'en rajouter 6 autres.

  • Pas d'outils de monitoring configuré et utilisable dès le premier boot comme on peut l'avoir sur Leopard Server.
  • Pas d'outils de mise en réseaux livrés de base (Exemple un Annuaire et surtout son interface).
  • Le déploiement en masse d'applications est à travailler même si le système de packaging des distributions Linux donne l'avantage à ces dernières.
  • Le stockage est à la ramasse totale si on a pas une infrastructure déjà installée.

Que de perte de temps à chaque fois pour des questions qui pourtant se posent depuis la nuit des temps.

Bref j'attends encore de voir l'offre constructeur qui livre:

  • Des serveurs d'exécution (genre 1U, bi-pro, plein de mémoire).
  • Des serveurs de stockage blocks (moulte disques-durs) afin de tailler des disques virtuels pour les VM et les bases de données.
  • Des serveurs de stockage fichiers pour partager des fichiers.
  • Pour l'administration et le déploiement des softs, un outils genre 3Tera serait le top du top. Les éditeurs n'auraient plus qu'à livrer un plugin pour la console d'administration et des images pour les machines virtuelles.

Le tout se mettant automatiquement en pools virtualisés. La seule action de la part des sysadmins étant de brancher les bécannes dans les armoires. Du coup, là on aurait réellement un système d'information agile.

On s'y dirige petit à petit mais beaucoup trop lentement à mon goût.

mardi 1 janvier 2008

Etranges associations

En lisant cet excellent article sur l'impact du stress sur les programmeurs, mon regard a été titillé par l'étrangeté des bannières de publicités Amazon affichées sur le site:

Capture-stress-1.png

Comment dire? J'ai beaucoup de mal à voir l'association entre un texte de haute volée sur l'impact du stress sur le fonctionnement du cerveau et les articles de sous-vêtements masculins proposés. Mais en plus l'association dans la même banière avec des produits pour enfants ou mettant en scène des enfants me semble le signe évident que l'algorithme d'Amazon a complètement pété un cable.

Bon la situation est cocasse mais montre clairement une des limitations des algorithmes statistiques de recommendations que l'on utilise aujourd'hui. S'ils sont très bien pour promouvoir des produits similaires dans un contexte limité, dès qu'on élargie l'environnement de leur utilisation à des cas non prévus, on a des résultats complètement déjantés. Peut être qu'un peu de sémantique ne ferait pas de mal ici.

En attendant, je pense qu'Amazon va continuer pendant un moment à proposer des articles pour adultes à des petites filles cherchant des baguettes magiques.

mercredi 26 décembre 2007

Le syndrôme du chandelier

Paul Tyma nous offre un excellent article sur l'impact des technologies sur les la vie, l'univers et le reste.

Chaque modèle économique a sa vache à lait. Cependant, l'avancée des technologies rend souvent ces sources de revenus obsolètes. Se pose alors deux alternatives pour les entreprises menacées:

  • Embracer & étendre: la nouvelle technologie est adoptée par les acteurs traditionnels qui s'en servent comme nouveau support d'activité. C'est le cas typiquement des opérateurs télécoms qui ont sauté sur le marché du mobile au point que celui si représente une bonne part de leurs revenus aujourd'hui.
  • Dénie: refuser la nouvelle technologie. On l'observe à chaque fois qu'un secteur se met à faire du lobying contre une nouvelle technologie pour la retarder au maximum. Typiquement c'est ce que l'on voit avec l'industrie du disque face au téléchargement, les salles de cinéma face à la VOD, etc. Personnellement j'appel cela le syndrôme du chandelier.

Quelque soit l'énergie que mettent les opposants à une nouvelle technologie, ils perdront à coup sûr. Aujourd'hui, on ne voit plus de calèches dans les rues, l'éclairage au gaz à totalement disparu et l'une des dernières sociétés à offrir un service de télégramme (Western Union) a cesser ses activités en 2006 pour se concentrer sur son service de transferts de fonds. Moralité de l'histoire, dès que l'on voit un certain nombre d'entreprise entrer dans une logique de dénigrement d'une technologie, on peut quasiment à coup sûr y voir un nouveau secteur économique émergent. C'est peut-être aussi l'occasion de s'y intéresser pour en tirer profit.

Au final toutes les compétences un tant soit peu automatisables seront un jour ou l'autre rendue totalement obsolètes par la technologie. Alors autant s'y préparer dès maintenant.

mercredi 14 novembre 2007

Reprise des hostitilités

Cela fait plusieurs mois que je n'avais pas posté sur ce blog. Cela m'avait un peu manqué. Mais depuis quelque temps j'étais sur un projet extrêmement prenant avec un planning qui tenait au chausse-pied. Du coup pour reprendre le fil de la conversation je vais me lancer dans une série de billets ayant pour but de faire un retour sur expérience de ce projet.

Bizarrement c'est un exercice assez rare. J'ai rarement vu sur le net des retours sur des projets réels analysant les réussites et les échecs d'un projet. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que finalement tous les projets informartiques foirent lamentablement et doivent être invariablement cachés sous le tapis. il y a bien le site High Scalability qui analyse des sites web à forte charge genre vague web2.0, mais rien de concret pour ceux qui bossent sur des projets de taille moyenne ou pour le compte de clients classiques.

Remarque, par la suite et pour des raisons classiques de confidentialité, je cacherais les détails conçernant le client et le projet réel.

Pour situer l'histoire:

  • Je travaille dans une SSII française de taille conséquente.
  • Mon client est un grand groupe français.
  • Le projet est une série de sites woueb offrants à des clients particuliers et entrerprises un service à auteur de 10000 requêtes par jour. Par requêtes j'entends réalisation du cas d'utilisation de base. En réalité chaque requête implique la manipulation de quelques dizaines d'objets à plusieurs dizaines de milliers en fonction de son contenu.
  • Le service doit être disponible 24h/24, 7j/7, 365j/an avec une partie fonctionnelle à valeur légale.
  • Le tout réalisé avec les grands classiques du monde J2EE.

Mon rôle dans cette histoire est celui de l'architecte, concepteur, psychopathe de service et autres activités autement nuisibles à la santé mentale du sujet.

Maintenant pour éviter de faire des billets de 3 kilomètres de long je vais découper mon récit en plusieurs parties qui seront autant de billets:

  1. La conception de l'application ou comment tirer des plans sur la comète.
  2. La réalisation ou comment faire une marche forcée.
  3. La vrai vie ou le passage en production.

mercredi 14 février 2007

DRM de merde Bis Repetitae

Et voilà, depuis le temps que cela trainait, Les protection sdes disques HD-DVD et Bluray ont été définitivement cassées.

Contrairement au crack précédent qui utilise la mémoire non protégée d'un logiciel de lecture pour retrouver la clef de décryptage des disques, il semblerait que la nouvelle faille permette ce coup ci de retrouver directement la clef. On peut donc féliciter nos petits génies des majors qui après de nombreuses années d'efforts pour tenter de mettre en place un système de protection inviolable voient le tout se volatiliser en quelques semaines.

Quand on vous dit que les DRMs sont de la merde. Même Steve Jobs reconnait que cela ne peut pas marcher.

mercredi 7 février 2007

Apple et les DRMs

La grande nouvelle du jour est un communiqué officiel d'Apple clarifiant sa position sur les DRMs. Et pas n'importe quel communiqué, un essai complet par Son Altesse Sérinissime Steve Jobs Himself. Un texte à lire absolument.

Sans blabla ni chichis commerciaux, Steve Jobs adresse toutes les questions liées aux DRMs:

  • Pourquoi? parce que le gang des 4 (Universal, Sony BMG, Emi, Warner) l'a imposé pour mettre à disposition leurs titres.
  • Comment? en jouant au chat et à la souris avec les hackers dans un jeu sans fin. Steve Jobs reconnait l'absolue futilité de ce jeu et l'impossibilité d'implémenter un système parfait.
  • L'intéropérabilité? Impossible. Cela nécessite de révèler à des tierces parties les secrets de Fair Play le système de DRMs d'Apple. Cela implique à plus ou moins brèves échances que ces secrets seront dévoilés. Hors Apple est contractuellement obligée de corriger toute faille en quelque semaines. Ce qui est déjà suffisament compliqué pour une seule société devient quasiment impossible en impliquant de multiples acteurs. D'ailleurs Steve Jobs souligne que Microsoft a abandonné ce modèle.
  • L'avenir? Supprimer les DRMs, rien que moins que cela. Tout le monde se sentirait mieux sans.

Chapeau bas et vivement qu'il soit entendu par l'autre bord.

vendredi 26 janvier 2007

Va falloir me revoir cela

PCImpact a testé pour nous le service de téléchargement de DVD de Canal Play. Apparement il y a encore du boulot.

  • Vidéo de qualité limitée.
  • Contenue limité au strict minimum.
  • Offre plutôt mesquine.
  • Tarifs prohibitifs.
  • Forte limitation des DRMs.

C'est pas demain la veille que je vais avoir mon service de VOD rêvé.

jeudi 25 janvier 2007

DRM de merde

Bon ben c'est confirmé, les DRMs sont définitivement de la merde après HD-DVD c'est au tour des protections de Bluray de se faire éparpiller façon puzzle. Et cerise sur le gateau, par le même Cracker muslix64 que pour le HD-DVD.

Quand on vous dit que les DRMs sont de la merde. Pendant ce temps, certains ont du mal avec la réalité.

lundi 22 janvier 2007

Visualisation des données

Trouvé via Les petites cases fourre-tout une listes de toutes les méthodes de représentation des données sous forme de table de Mendeleïev.

La représentation des données est l'une des problématiques les plus importantes en informatique. En effet, si le but premier d'un programme est de manipuler des données, à un moment ou un autre, il faudra fournir une interface compréhensible à l'utilisateur. Et là, c'est le drame. Si un dessin vaut mieux qu'on long discours, encore faut-il faire un dessin compréhensible par tout le monde. Mis à part les logiciels spécifiquement conçus pour faire de la présentation de données, quasiment tous les logiciels sont des calamités en la matière.

De nombreux logiciels ou bibliothèques existent pour réprésenter de divers manières les données d'une application jusque sous forme de cartes géographiques élaborées. Et pourtant la pluspart des applications en reste aux bons vieux tableaux et écrans bourrés de tellement de champs qu'un tableau de bord d'avion passe pour une rigolade à côté.

Représenter les données de manière esthétique et compréhensible est un art qui devrait être un peu plus développé dans nos logiciels.

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