Life & IT Alignement

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mardi 16 janvier 2007

On y arrive

Donc Virgin Média décide de se passer de DRM. Bien, on avance dans la bonne direction, parce qu'aujourd'hui, pour un utilisateur lambda, le téléchargement légal c'est un peu la croix et la banière et ce malgrès les affirmations contraire de notre cher ministre de la culture ou des majors. C'est un le triomphe du client roi contre le modèle du client pigeon.

Mais bon, ne nous rejouissons pas trop vite, il y a encore du chemin de la coupe aux lèvres. Vivement que les projets de vidéos haute définition à la demande arrivent et si possible avec une disponibilité immédiate des films, à un tarif raisonnable. Ce n'est pas un problème de technologie, on a déjà des protocoles de téléchargement ultra rapides et des formats de vidéo adéquates. C'est essentiellement un problème de politique et de frilosité des majors.

Mon service de rêve:

  1. Vidéo haute définition histoire de profiter de mon écran de télé HD.
  2. Vidéo fournie en VF ou VOSTF.
  3. Qualité de l'image et du son. Si la qualité est pourrie autant télécharger sur emule au moins c'est gratuit.
  4. Tarif raisonable. 5€4,99€ sur canalplay pour 48H de location pour des films déjà rentabilisés, cela me laisse sur ma faim.
  5. Un débit de téléchargement raisonnable.
  6. Pas besoin de logiciels autres que ceux que l'on peut trouver sur n'importe quelle plateforme correcte.

J'en ais rêvé mais personne ne l'a encore fait ...

vendredi 5 janvier 2007

Adoption d'une technologie innovante

Un bon billet sur le processus d'adoption d'une nouvelle technologie. Si le billet se concentre sur les langages de programmation fonctionnelle comme Erlang et Haskell injustement méconnus dans le monde de l'entreprise, il pose quand même les bonnes questions du point de vue générale:

  1. Est-ce que les gains promis sont réels ou c'est un gros coup de pub?
  2. Combien coûte la mise en oeuvre de ce bastrinque?
  3. Est-ce que cela sera toujours disponible pendant la durée de vie du projet?

Mais là où le billet est particulièrement juste, c'est qu'au delà des arguments techniques et finançiers en faveur d'une nouvelle technologie, son adoption dépend essentiellement d'un processus sociologique constistant à convaincre des gens plus ou moins impliqués, compétents et honnêtes:

  1. Chef de projets
  2. Manageurs
  3. Financiers

Et globalement c'est pourquoi des technologies réellement innovantes comme Haskell et Erlang ne sont pas utilisées dans les entreprises.

mercredi 27 décembre 2006

Windows est mort, Vive Windows

Apparement 6 vulnérabilités ont été trouvées dans Windows Vista alors que cela ne fait qu'un mois que cet OS est officiellement sorti. Le fait qu'il y ait des failles dans Vista ne m'étonne pas. Après tout, vu que tout a été recodé depuis le début, il est normal que l'on trouve des bugs. Et comme Vista a un peu été livré à l'arrache, je m'attends même à voir défiler les rapports de sécurités en 2008. Pour moi ce logiciel ne sera stabilisé au mieux qu'à partir du patch 2. L'institut Forrester conseille même d'attendre 12 à 18 mois avant d'installer Vista.

L'impact de Vista

Comme le disait l'article de Peter Gutmann dont je parlais hier, les développeurs ont passé plus de temps à développer des anti-fonctionnalités afin de satisfaire Hollywood plutôt qu'à travailler sur le système et sa stabilité. Au point que la lecture de fichiers multimédia est totalement buggée. Comme le disait Peter Gutmann dans son Executive Executive Summary cela pourrait constituer le suicide de Vista. Car l'impact des systèmes de protection implémentés dans Vista est énorme. Que cela soit sur le système, les logiciels, ou les périphériques, on va assister à de nombreux dégats collatéraux volontaires ou non et à un sérieux renchérissement des PCs.

Le matériel va coûter plus cher car nécessitera des composants de sécurité supplémentaires et toute l'architecture des périphériques devra être revue. Du coup, les logiciels et les drivers vont être beaucoup plus compliqués à développer et à maintenir pour répondre aux exigences de sécurités de l'industrie des Médias. L'impact de ces mesures sur les performances du système est lui aussi non négligeable puisque des ressources doivent être détournées pour pouvoir chiffrer les flux entre périphériques et/ou logiciels. Enfin la compatibilité entre les matériels et les possibilités d'évolutions se retrouvent fortement réduites du fait des mesures destinées à garantir l'intégritité de la chaîne de protection des DRMs.

Du point de vue fonctionnel, les mesures de protection de Vista peuvent avoir des effets indésirables, puisque si un fichier premium content, en clair, de la vidéo haute définition ou de la musique est lu, toutes les sorties non sécurisées (ou plutôt non protégé contre les vilains méchants clients pirates) du PC doivent être dégradées ou désactivées. Tout les matériels non compatibles Vista, même les plus couteux doit donc être balancés à la benne sous peine de ne pas pouvoir servir les contenus protégés. De toute façon il y a peu de chance qu'ils aient un driver approuvé Vista. Pire pour des applications comme l'imagerie médicale, cas qui intéresse Peter Gutmann, la dégradation de la qualité de l'image est quelque chose d'absolument impensable puisque cela peut avoir un impact vital.

Sur ce sujet, l'étude de Peter Gutmann vaut vraiement le détour. Avec Vista, toute l'industrie du PC va devoir s'adapter aux diktats d'Hollywood avec des conséquences incalculables à commencer sur le portefeuille du client.

Le client est roi.

Ce qui amène à se poser la question de savoir qui est le client véritable de Microsoft. Quand on voit les efforts de Microsoft pour lutter contre ses clients (ceux qui paye la licence de Vista) pour les empêcher d'utiliser le produit qu'ils ont payé comme bon leur semble on peut se poser des questions. Si l'on se fie à l'intérêt porté à la protection des contenus multimédia contre l'utilisateur, on peut en déduire que pour Microsoft, le client réel est Hollywood. Comme Patrick Le Lay, Bill Gates cherche essentiellement à vendre du temps de cerveau humain disponible. Mais contrairement à TF1, Microsoft a réussi le Miracle de non seulement taxer le producteur de contenu via sa plateforme de DRMs mais en plus à tondre le client final via le coût des licences.

Comme l'a analysé Louis Naugès, Sachant qu'une licence Windows Vista coutera 200$ pour arrondir et que Microsoft revendique pour chaque dollar engrangé en licence 13$ dépensés en services associés (installation, migration, formation, etc.), on ne parle plus de business mais d'arnaque à grande échelle avec un coût de migration qui monte à 2600$. Non seulement Microsoft vend un produit non finalisé à un coût total prohibitif, mais en plus ce produit est essentiellement destiné à contraindre l'utilisateur à faire ce que d'autre ont décidé pour lui.

Cela me rappel la carricature de licence que l'on peut lire dans De bons présages par Terry Pratchet et Neil Gaiman qui donne à peu près ceci.

Si le produit protégé par cette licence n'est pas inclus dans son emballage, ne fait pas ce qu'une dispendieuse publicité a laissé croire qu'il faisait ou blesse quelqu'un dans le voisinage, la responsabilité de l'éditeur ne saurait en aucune façon être engagée de quelque manière que ce soit. Toute tentative de considérer le présent produit comme votre propriété attirera irrémédiablement l'attention de messieurs très sérieux avec des attachés case en cuir et des montres extra plates.

Une occasion manquée.

Globalement, Windows Vista aura été pour moi une magnifique occasion gachée par Microsoft. En réecrivant totalement son système d'exploitation, la firme de Seattle avait l'occasion de se débarasser definitivement de toutes les questions de compatibilités ascendantes qui l'encombrait depuis des années. Vista était l'occasion de repartir sur des bases saines en tirant les leçons des erreurs passées et reprenant le meilleur de tous les systèmes d'exploitations actuels. Un forme de compatbilité aurait put être maintenue via des émulateurs comme l'a fait Apple avec les migrations Système 9/Mac OS X et PowerPC/Intel.

Mais en voulant jouer au Big Bang avec Vista alors qu'ils n'avaient jamais réellement développé d'OS depuis le début (DOS a été racheté par Microsoft et la branche des noyaux NT a été construite par dessus les débris de la coopération avec IBM autour d'OS/2), Microsoft a surtout produit du vaporware et un système sous-optimal avec plusieurs années de retard et le sacrifice de nombreuses fonctionnalités. Le seul avantage que Microsoft a dans la bataille des systèmes d'exploitation est sa base installée et le fait qu'il est très peu probable qu'Apple licencie un jour à des tiers Mac OS X.

Ce que l'on demande d'un système d'exploitation est de faire cohabiter sur un ordinateur divers logiciels pour différents types d'utilisateurs et d'usages sans que cela prête à conséquence. Pas d'essayer à tout prix de controller les usages qui sont fait de la machine. C'est ce qu'à compris Apple quand ils ont basé Mac OS X sur un coeur BSD. En utilisant un système Unix comme base, ils ont récupéré toute une logithèque éprouvée et puissante conçue par et pour des développeurs. En l'associant avec un système d'interface graphique élégant et intuitif, ils ont mis cette puissance dans les mains de l'utilisateur. C'est la combinaison de la philosphie du monde Unix et du monde Mac qui donne le succès de la plateforme Mac OS X grâce à la fusion du meilleur de la technique et du meilleur de l'expérience utilisateur, Apple a permis aux utilisateurs tant débutants que confirmés de tire le meilleur parti de leur ordinateur.

Conclusion

Il y a 2 semaines, Bill Gates a tenu une conférence avec un panel de blogeur. Il fut assez vexé de voir que tous sans exception étaient équipés d'un portable Apple et avaient mis en place un réseau Wifi ad hoc via Airport. La même mésaventure était arrivé Marc Hurd le PDG d'HP qui avait constaté que quasiment tout les attachés de presse d'une conférence avaient un Mac. Le problème n'était pas les portable HP qui sont plutôt de bonne qualité mais le fait qu'ils soient irrémédiablement livrés avec Windows XP qui manque sérieusement de Sex Apeal face à un Mac OS X.

Comme le rappel constament le blog Roughly Drafted, la force d'Apple qui est essentiellement un vendeur de matériel informatique comme HP est justement le système d'exploitation de ses PCs. Apple livre du matériel haut de gamme lui permettant de faire des marges confortables et en plus, a le bon goût de fournir un système d'exploitation et des logiciels permetant à l'utilisateur de tirer le meilleur parti de son matériel. Face à cela, tout le reste de l'industrie informatique se bat comme des chiffoniers pour fournir des PCs au prix du déchet électronique sans aucun facteur différenciant puisqu'ils sont tous couplés avec Windows. Et ce ne sont pas les quelques logiciels pathétiques livrés avec les PCs qui changeront quoique ce soit.

Finalement, l'industrie informatique s'est retrouvé intricablement lié à Microsoft pour le meilleur et pour le pire. Et l'arrivée de Vista est accompagnée du pire en la personne du système de protection des premium content. On n'a pas finit de constater les dégats collatéraux que va causer cette alliance contre nature entre Microsoft et Hollywood.

mardi 26 décembre 2006

Vista du point de vue du client

Peter Gutmann publie une analyse du coût du système de protection de Windows Vista. Je la trouve terrifiante.

Du fait des demandes véhémentes de l'industrie des médias, on cours droit vers de sérieux ennuis:

  1. La compatibilité entre les différents équipements est soumise au bon vouloir du système HDCP. S'il n'aime pas un de vos périphériques, au mieux, on pourra voir les contenus HD en qualité dégradée, au pire pas du tout. C'est top quand on s'est offert un écran FullHD à 4000€.
  2. Tous les flux sont cryptés à tous les niveaux. Donc soit le PC et ses composants sont équipés de processeurs spécialisés coutant masse grozouf. Soit on sacrifie les perfs. C'est les gamers qui vont être contents.
  3. Le développement des périphériques et de leur drivers est rendu beaucoup plus difficile par les specs de Vista. Bug mon ami, où es-tu?

Mais le pire dans cette histoire, c'est que cela va impacter tout les OS puisque les fabricants ne vont pas sortir des périphériques spécifiques non-windows.

Bon ben moi je retourne me prendre une cuite histoire d'oublier tout cela. Joyeux Noël quand même.

lundi 4 décembre 2006

Zudeo

J'en ais révé, Azureus l'a fait. La société Azureus auteur du client bittorent Azureus lance le service Zudeo de partage de vidéo à la demande. Sa différence par rapport aux Youtube & Co, l'utilisation du protocole bittorent pour la diffusion de vidéo haute définition. Fini les vidéos format timbre poste des autres services. On pourra bientôt avoir de véritables films haute définition à la demande. Azureus annonce avoir passé des accords avec 12 sociétés de télévisions et de production pour diffuser leurs contenus. Voilà qui augure d'un service de qualité. Le service devrait être financé par des spots publicitaires pouvant être ajoutés en début ou fin de vidéo. Il est juste dommage que cela se limite pour l'instant à du contenu anglophone.

Fouettez moi, Fouettez moi, Fouetteeeez moiiiaaa ...

01net a commis un article sur les systèmes de stockages FAN qui me fait un peu penser à Histoire d'I de Bertrand Lemaire. Encore un immense tas de conneries destinées à fouetter le portefeuille des DSI.

Il y en a franchement ras le bol de toutes ces stupidités marketing à 3 lettres destinées à pomper le fric des entreprises. DAS, NAS, SAN, FAN, WAFS (4 lettres, les marketoïdes étaient en manque d'imagination ce jour là?) et puis quoi demain? J'attends le plaisantin qui sortira la technologie de stockage DTC. On était pas tombé loin avec les bandes DAT.

DAS: (Direct Attached Storage) tout cela pour ne pas parler de disques durs dans la machine. Beaucoup trop vulgaire et compréhensible.

NAS: (Network Attached Storage) ou comment vendre un serveur de fichiers à 10000$. La seule différence concrète entre un NAS et une bête machine faisant office de serveur de fichiers est que les serveurs NAS sont bien souvent équipés d'un système d'exploitation optimisé pour les entrées/sorties et de toute une suite d'outils pour l'administrer. pour un usage courant, on obtient rapidement le même résultat avec un vulgaire PC, un système Linux et quelques scripts pour 5 fois moins cher.

SAN: (Storage Area Network) dans tout ce bordel, le seul concept un peu sioux. Il s'agit de simuler un énorme disque dur avec plusieurs petits. Avec cela on dispose de plusieurs options pour assurer la sécurité des données et les partager. Cependant, il faudra toujours l'attacher à un serveur pour que cela soit utilisable. Le seul problème est que cela coûte bonbon car nécessite du matériel propriétaire. Dans le lot, c'est la seule technologie qui mérite qu'on s'y arrête. Pour comprendre la différence entre NAS et SAN voir cette excellente comparaison en anglais.

WAFS: (Wide Ara File System) ou comment se monter le bourichon avec une technologie pratiquée depuis plus de 20 ans. Ce concept consiste à partager des fichiers entre plusieurs systèmes distants. A une époque on appelait cela du FTP en version plus moderne on a WebDAV. Mais bon ce n'est pas suffisament sexy pour nos marketeux alors on parle de WAFS et l'on vend des équipements hors de prix pour optimiser les bons vieux protocoles réseaux (CIFS et CIFS en fait) qui n'ont pas été prévus pour des latences trop grandes. Un résultat que vous pouvez obtenir évidément pour pas cher avec le serveur de fichier que vous avez monté pour faire un NAS, apache fournissant un partage WebDAV et un proxy correctement configuré pour assurer un cache. Mais chut, il vaut mieux payer les consultants ...

FAN: (File Area Networking) le dernier concept à la mode il n'y a qu'à voir à quel point l'article sur wikipedia est complet et bien illustré. On se rend très vite compte que c'est le même auteur à l'origine de tout l'article et vu les concepts employés on est en plein buzz marketing. Concrètement le but est ici comme pour les technologies précédentes de faciliter la gestion des données (cela fait 30 qu'on s'yessaye à chaque nouveaux concept marketing) via:

  • La virtualisation des serveurs, ou plutôt de leur nom en fait. On se demande à quoi sert le DNS.
  • L'élimination des doublons. J'attends de voir cela en vrai dans une organisation réelle quand les utilisateurs vont voir leurs fichiers disparaître.
  • La gestion de la sauvegarde et de l'archivage des données selon la politique de l'entreprise. A bon? c'est pas ce que l'on faisait jusqu'à présent?

Je ne dis pas qu'il y a que du vent dans tout cela mais globalement tel que présenté par 01net il s'agit encore d'un immonde article de publi-information destiné à faire payer très cher des services de consulting aux entreprises. Sans une compréhension réelle des concepts se cachant derrière ces acronymes, de l'avantage et des inconvénients de chacunes des technologies traitées, tout ce que récoltera le lecteur de 01net c'est une facture salée et peut être un système d'information qui fonctionnera (mieux, éventuellement s'il a pris la version toutes options).

dimanche 12 novembre 2006

Startups et standards

Où l'on verra pourquoi le choix d'une technologie de base est important.

Louis Naugès est invité par Jean Michel Billaut à un petit show en live sur le net mercredi 15 novembre 2006 de 17h45 à 19h00. La technologie de diffusion a été développée par une startup startup française H-C et nécessite la technologie Flash 9. Plusieurs remarques:

  1. La société H-C n'a pas encore de site web ce qui est mal, surtout pour une startup qui veut vendre des services en lignes. Ne serait-ce que quelques pages pour exciter la curiosité du chaland, cela ne casse pas trois pattes à un canard et cela entretient le buzz sur la société et plus important, sur le produit.
  2. Je ne suis pas certain que la diffusion en direct sur le net ait un avenir dans la mesure où la tendance aujourd'hui avec les Ipods et les enregistreurs numériques comme Tivo est à la consomation nomade et/ou asynchrone des émissions. Les gens ne se sentent plus contraints dans le temps pour assister à un show. Par exemple, il y a de fortes chances qu'à cette heurre, je sois en train de faire du BTP dans mon nouvel appartement. Donc s'il y a un podcast, je le récupérerai plus tard pour le visionner. Sinon, l'émission aura manqué une partie de son public.
  3. Mêmes remarques sur le fait que les téléspectateurs soient limités au nombre de 500. Pourquoi un tel nombre? et tous les autres ils font quoi?
  4. Enfin, Flash 9 n'est pas disponible sur Linux (cf. capture ci-dessous). Quand on lance un service, il est préférable qu'il fonctionne pour les personnes les plus à mêmes de l'adopter ou d'en parler c'est à dire les early-adopters. Bizarrement, ces personnes n'utilisent pas nécessairement la plateforme Windows, surtout si elles ont un bon bagage technique. Donc à moins d'une contrainte technologique impérieuse, ce que j'ai du mal à croire, le choix de Flash 9 est une erreur.

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mardi 31 octobre 2006

Dématérialisation totale de la diffusion des oeuvres numériques

Il y a quelques temps, Louis Naugès avait commis une série d'articles sur la diffusion des oeuvres multimédia et leur dématérialisation totale:

  1. épisode 1 ou comment Blu-Ray et HD-DVD sont devenus obsolètes avant même leur sortie.
  2. épisode 2 ou pourquoi les supports physiques vont disparaître.
  3. épisode 3 ou comment le marché se bouge.

Dans l'ensemble M. Naugès fait preuve de son indefectible optimisme dans les technologies et la bontée humaine que je ne partage pas nécessairement, mais bon on va mettre cela sur ma misanthropie naturelle. Mais plus sérieusement, dans une optique de dématérialisation totale de la diffusion des oeuvres multimédias, se pose un certain nombre de problèmes que je vais détailler par la suite:

  • La bonne volonté des ayants droits des oeuvres.
  • Une véritable chaîne de diffusion à valeur ajoutée.
  • Les barrières psychologiques chez le client.

Par la suite, je parlerai généralement de l'industrie du disque, mais mon propos s'applique également à toute autre forme d'oeuvres multimédia.

De l'offre et de la demande

Première difficulté de la diffusion dématérialisée: pour qu'il y ait un marché, il faut une offre et une demande. Pour la demande il n'y a pas de problèmes, il n'y a qu'à voir le succès des réseaux P2P. Le blocage vient plutôt l'offre. Il n'est pas peu dire que les maisons de disques mettent de la mauvaise volonté à entrer sur le marché de la diffusion dématérialisée. Normal, leur métier est de vendre des disques.

Alors que les technologies existent depuis des années on ne voit apparaître que depuis récemment des offres de téléchargement légal. Pire la pluspart de ces offres se basent sur des technologies dépassées (Streaming) ou inutiles (DRM) afin d'empêcher le vilain client de faire ce que bon lui semble avec la musique qu'il a acheté comme en faire plusieurs copies pour chez lui, sa voiture, son épou(x|se), l'Ipod des enfants, le chient, le chat et le poisson rouge. Faut pas déconner, ce n'est pas parce qu'il a payé qu'il doit se sentir libre de faire ce qu'il lui plait.

Mise à part iTunes, les solutions proposées, sont de piètre qualité à des tarifs indécent. Il s'agit plus de manoeuvres rétrogrades d'une industrie qui marche à reculons vers l'avenir que d'un réel engagement au service du client. Cette immobilisme eput s'expliquer par plusieurs facteurs:

  • Incompétence manifeste et délictueuse des dirigeants des entreprises du disque. Il y a beaucoup à dire sur le sujet, mais je dépasserai du cadre de ce billet.
  • Peur de la contrefaçon. Mais comme le souligne Louis Naugès: Les “majors” sont traumatisés par les fameuses copies pirates qui circulent sur Internet. Ils oublient trop vite que le piratage n’a pas attendu Internet. Il y a toujours eu, il y aura toujours un marché parallèle où se vendent des CD ou DVD illégaux.
  • Peur de concurrents plus intelligents (suivez mon regard vers Cupertino). Le libre commerce n'est accepté par ses turifaires qu'à partir du moment où ils sont en position de force.
  • Toujours les mêmes schémas mentaux de prendre les client pour des pigeons (le terme technique est consomateur) qui devraient se sentir honorés de donner leur argent dans les poches des maisons de disques. Il voudrait pas en plus qu'on leur donne quelque chose en contre partie ces cons. Il faut arrêter de croire au père noël.

On peut donc tirer notre chapeaux à des entreprises comme Apple, MySpace ou Lulu qui cherchent à innover et à permettre la diffusion des oeuvres numériques aux plus grands nombres dans le respect des artistes et des clients. Et peut aussi féliciter les prises de positions courageuses de Yahoo Music et de Fnac Music contre les systèmes de DRMs. Quand tout le monde sera aussi lucide, on aura fait un grand pas en avant.

La guerre des formats

Deuxième problème de la dématérialisation de l'offre des oeuvres numériques, le format des fichiers.

Au bon vieux temps du CD audio, vous preniez votre onde sonore en entrée, vous mesuriez son amplitude 44100 fois par secondes sur les 2 canaux stéréos avec une précision de 2 octets et vous fourriez le tout dans un tableau. Voili voilou vous aviez un joli CD. Pas question de DRMs ou autre fariboles, n'importe qui ayant sous la main les spécification de la norme CD audio (5000$ la version papier quand même) pouvait utiliser ce format.

Aujourd'hui chaque constructeur/éditeur tente de tirer la couverture à lui dans une série de batailles dignes d'une cour de récréation:

  • HD-DVD vs. Blu-Ray.
  • AAC vs. WMA vs. MP3 vs. OGG vs. tous les autres que j'oublie.
  • AVI vs. MP4 vs. WMV vs. ...

Bref, toute cette affaire vire au joyeux bordel. Microsoft a même lancé son propre format d'images considérant que les normes JPEG universellement comprises par tous n'étaient pas assez bien pour eux. Evidèment tout ce petit monde fait tout ce qui est en son pouvoir pour pourrir la vie de ses concurrents en refusant de fournir des licences pour leurs technologies ou en affichants des tarifs prohibitifs. Il n'y a que la commission européenne pour croire au joies de la concurrences.

Du coup tout le monde est incompatible avec tout le monde et le marché qui pourrait être florissant sinon est totalement plombé par la mauvaise volonté des uns et des autres. C'est un peu la tactique de la terre brulée version Hiroshima. A mon avis c'est là qu'il va faloir faire le plus de ménage.

La qualité des contenus

La grande question est ensuite la qualité des contenus. Ici, la distribution entièrement dématérialisée pourrait faire des miracles. N'étant plus limitée par la capacité de stockage du support, il devient facile de distribuer des contenus en haute définition (HD). A mon avis Ushuaïa en HD sur écran géant, cela doit péter le feu de dieu. Il faudra juste trouver un moyen de bailloner Nicolas Hulot.

C'est ici qu'une solution payante de téléchargement prend tout son sens et sa valeur ajoutée, parce que franchement, les Divx ou les MP3 que l'on trouve sur les réseaux P2P, du point de la qualité de son ou d'image, c'est une catastrophe absolue. Et je ne parles même pas du nombre de fois où vous vous faîtes refiler un film porno chinois sous-titré en bélouchistanais oriental.

Bref quand les majors Hollywoddiennes ce seront aperçues qu'elles peuvent distribuer à peu de frais des films de qualité optimale et quand elles arrêteront de prendre leurs clients pour les dindons de la farce, on aura fait un grand pas en avant. A ce sujet, une solution intéressante est le logiciel Democracy TV qui associe RSS et Bittorent pour diffuser des films à peu de frais. Il y a, à mon avis, un concept à creuser de ce côté là.

Client mon ami

Le dernier problème est à mon avis le client final en lui même. Pour que la dématérialisation totale marche, il faut résoudre encore quelques difficultées avec le dernier maillon de la chaîne.

Tout d'abord, le client peut avoir des réticences à ne plus disposer d'objets physiques à manipuler et à stocker. Personnellement, je suis un véritable fétichiste du livre, alors avant de me faire lacher mes bouquins en papier, il va falloir me passer sur le corps. Lulu a trouvé, je pense, un bon filon en permettant le téléchargement des oeuvres et pour ceux qui le désirent une rematérialisation sous forme de disque, livre ou poster.

Il se pose aussi la question de la connection Internet. Seulement 50% des français ont un accès haut débit. Aux Etats-Unis le marché du haut-débit est carrément sinistré par la voracité et la prévarication des opérateurs. Là où l'on dispose de 20Mbits/s en France pour 30€/mois, aux States les clients ont plutôt du 1 voir 2Mbits/s pour 50$/mois.

Ensuite, il faut pouvoir lire les fichiers téléchargés. Il faut donc des périphériques pratiques et ergonomiques, fonctionnant correctement offline et sans alimentation électrique pendant une durée descente. Pour la musique, des solutions correctes existent avec l'Ipod et compagnie. Pour les films le résultat est plus mitigé. Enfin pour les livres on nage en plein désert. Sony semblait bien partie avec son lecteur à encre électronique, mais il est plombé par un format propriétaire (cf. ce que je disais plus haut sur le sujet) et ne semble pas vouloir sortir du marché japonais.

Enfin se pose la question de la sécurité des fichiers stockés. Un éclair qui touche une ligne électrique a peu de chances de faire brûler ma collection de CD. Par contre pour mon disque dur, je ne serais pas aussi optimiste. On se retrouve donc avec le problème de sauvegarder ses données et/ou de pouvoir les récupérer après coup. Ce qui nécessite des clients un peu plus avertis du point de vue technique ou des fournisseurs de contenus en qui on puisse avoir confiance. Quand on voit que Windows Vista ne pourra être réinstallé qu'une et une seule fois, j'émets des doutes sur la durée de vie des oeuvres dématérialisés.

Conclusion

Finalement, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant que les oeuvres numériques puissent être totalement dématérialisées.

  1. Les fournisseurs manquent de maturité.
  2. Les canaux de diffusion manquent de maturité.
  3. Les clients manquent de maturité.

Cependant des sociétés comme Apple, Google, Yahoo font beaucoup pour remédier à cette situation et je pense que d'ici 5 ans on aura un marché acceptable du point de vue de la ménagère de moins de 50 ans.

mercredi 13 septembre 2006

Du bon choix d'un langage

Joel Spolsky a lancé un gros troll sur les performances de Ruby et s'est attiré plusieurs réponses cinglantes:

  1. Sur la différence entre efficacité et montée en charge.
  2. Sur la possibilité d'optimiser la VML de Ruby.
  3. Sur le fait que Ryby n'est pas fait pour les performances CPU.

Le dernier point développé est à mon avis le plus important et je l'avais déjà vu, il me semble, dans les essais de Paul Graham.

  1. Dans l'écriture d'un logiciel, ce qui coûte le plus cher, ce n'est pas les cycles processeurs mais les cycles développeurs. Donc il est extrêmement utile d'avoir des outils qui favorisent grandement les performances des développeurs comme Ruby.
  2. 90% du code n'a rien à voir avec les performances, c'est juste de l'enrobage pour faire fonctionner tout le bastringue.
  3. Sur les 10% restant 90% peut être optimisé par des méthodes algorithmiques (pour un classique voir l'optimisation du calcul de la suite de fibonnaci).
  4. Sur le 1% restant, les langages de haut niveau offre généralement (sinon ils sont inutiles) de pouvoir utiliser des systèmes de plus bas niveau (C ou ligne de commande). Pour améliorer les fonctions qui sont gourmandes en calcul, il suffit donc de les implémenter en C voir en assembleur si on tient vraiement à faire de l'optimisation de bourrin. C'est ce que font Yahoo, Amazon, Google et les autres avec des frameworks de présentation web Java, PHP, PERL et des bibilothèques optimisées en C++.

Donc moralité de l'histoire:

  1. Ne pas chercher à optimiser tout de suite, mais à développer les fonctionnalités.
  2. Utiliser le langage le plus productif pour les développements et non le plus performant pour le processeur.
  3. Une fois identifié les goulots d'étranglement, les optimiser en les codants dans un langage performant ce qui se résume à du C ou du C++, voir de l'assembleur pour les brutes.

mardi 12 septembre 2006

Métaphore de la perceuse

Une excellente métaphore sur les systèmes d'exploitation: les perceuses. En gros, Unix est aux systèmes d'exploitation ce qu'une perceuse industrielle est aux perceuses que l'on trouve dans les magasins de bricolage. Un outil surpuissant qui fait ce que vous lui demandez quelque soit cette tâche et quelqu'en soit les conséquences (Genre vous écrabouiller la main). S'il y a des dégâts, c'est votre faute, il fallait faire attention.

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