Life & IT Alignement

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 20 janvier 2008

Pour faire suite

Une excellente interview d'un manager de Hedge Fund sur le crash des subprimes. On y retrouve tous les ingrédients de la crise vus de l'intérieur.

  • Des inverstisseurs manquants de perspective à tous les niveaux.
  • Une déresponsabilisation des acteurs.
  • Une déconnection de la réalité.
  • Un cercle vicieux entrainant le manège plus en avant dans le désastre.

Le fait intéressant dans cette crise que met en avant l'auteur, c'est l'inversion du flot de la demande et l'effet d'appel qui en a résulté. D'habitude c'est la demande pour des prêts qui amène à leur financement par des fonds propres où des moyens financiers adhoc. Ici c'est la demande pour des investissements triple-A qui a poussé à l'octroi de prêts à des personnes qui n'auraient jamais du en voir la couleur.

vendredi 18 janvier 2008

Crise des subprimes

Une excellente explication graphique de la crise des subrimes sur le site de la BBC. Avec tous les facteurs illustrés:

  • Le changement de modèle de prêt avec l'externalisation du risque par les banques
  • La goinfrerie des investisseurs
  • La déresponsabilisation totale de tous les acteurs
  • L'embrigadement de clients qui n'auraient jamais du emprunter
  • Le marché immobilier totalement affolé

Un must read comme il disait.

Nuages d'orage

Alors que l'informatique on the cloud est à la mode, quelques problèmes émergent. Notamment quand votre hébergeur part en live.

Avant quand il y avait des problèmes avec la prod, on pouvait virer les coupables ou les bboucs émissaires au choix. Mais maintenant, quand on veut changer d'hébergeur, on arrive tout de suite à des questions existentielles. Si la migration des machines virtuelles ne pose normallement pas de problèmes, il en en va tout autrement des dépendances à des services spécifiques. Toutes les applications qui se basent sur des services fournis par l'hébergeur (Stockage, E-mail, Queuing, DB, ...) se retrouvent pieds et poings liées. Les seuls alternatives qui se posent sont alors:

  • Garder la dépendance et consommer de la bande passante et du temps de latence pour communiquer entre le nouvel et l'ancien hébergeur.
  • Trouver le même service chez le nouvel hébergeur et adapter son application.
  • Tout prendre en charge soit même.

Bref cela va coûter un max et dans les deux derniers cas se pose la question de récupérer les données et les migrer. C'est déjà pas la joie quand tout est chez soi alors quand les données se trouvent à l'autre bout de la planète on vire à la tragédie grec.

Et je n'aborde même pas la question de la fiabilité de l'hébergeur. Des sociétés comme Joyent ou Gandi sont de petites structures qui même si elles font des bénéfices, restent à la merci d'un coup dur. Amazon bien que donnant l'impression de force reste une société à la santé financière fragile avec beaucoup de rouge dans son bilan.

Dans In Search of Stupdity un chapitre détaille l'échec du marché des ASP dans les années 2000. Fondamentalement rien n'a changé depuis qui permette de plus faire confiance à ces acteurs aujourd'hui qu'hier.

Pour moi, le marché du SaaS reste encore profondément immature:

  • Il manque des acteurs sérieux avec des reins d'acier (ce qui exclut Amazon) et une neutralité sans ambiguité (ce qui exclue Google).
  • Il manque la même sécurité sur la pérennité des informations que l'on peut avoir avec une infrastructure exploitée en propre.

Inversement je pense que l'on va s'orienter à l'avenir vers un mix des deux univers:

  • Pour les besoins nouveaux ou ponctuels (startup, amateurs, évenementiels, ...) des machines virtuelles hébergées.
  • Pour des besoins plus établis (grosses entreprises, sites définitifs) des pools de ressources physiques virtualisées hébergées en propre dans des Datacenter.

Ce qui ouvre un marché pour des solutions facilement administrable et pouvant aisément monter en charge (Serveur+Stockage+Administration). Pour l'instant on en est encore loin, la seule offre viable que je vois c'est chez Apple avec un mix Xserver, Mac OS X et XSan. Mais le marché ne semble pas les intéresser. Windows et Linux (même les distributions professionnelles) sont totalement inutilisables à la sortie de la boîte. Je le sais, pour la platefrome de dévveloppement mon projet j'administre 6 serveurs Suse 10 Enterprise Server et 2 Windows 2003 et on risque d'en rajouter 6 autres.

  • Pas d'outils de monitoring configuré et utilisable dès le premier boot comme on peut l'avoir sur Leopard Server.
  • Pas d'outils de mise en réseaux livrés de base (Exemple un Annuaire et surtout son interface).
  • Le déploiement en masse d'applications est à travailler même si le système de packaging des distributions Linux donne l'avantage à ces dernières.
  • Le stockage est à la ramasse totale si on a pas une infrastructure déjà installée.

Que de perte de temps à chaque fois pour des questions qui pourtant se posent depuis la nuit des temps.

Bref j'attends encore de voir l'offre constructeur qui livre:

  • Des serveurs d'exécution (genre 1U, bi-pro, plein de mémoire).
  • Des serveurs de stockage blocks (moulte disques-durs) afin de tailler des disques virtuels pour les VM et les bases de données.
  • Des serveurs de stockage fichiers pour partager des fichiers.
  • Pour l'administration et le déploiement des softs, un outils genre 3Tera serait le top du top. Les éditeurs n'auraient plus qu'à livrer un plugin pour la console d'administration et des images pour les machines virtuelles.

Le tout se mettant automatiquement en pools virtualisés. La seule action de la part des sysadmins étant de brancher les bécannes dans les armoires. Du coup, là on aurait réellement un système d'information agile.

On s'y dirige petit à petit mais beaucoup trop lentement à mon goût.

Confession

Je dois confesser un péché. J'ai cracké, je suis passé du côté obscure.

Ma trajectoire niveau OS a été sans compter tous ceux que j'ai put manipuler porfessionnellement (True64, Solaris, NetBSD, AIX):

  1. Windows 3.1
  2. Windows 95
  3. Windows 98
  4. Windows Me (viré au bout d'une semaine, la pire daubasse que je n'ai jamais vu)
  5. Windows 98 & Linux
  6. Linux
  7. Linux & Windows XP Pro
  8. Linux

Au final je vais faire:

  • Linux pour mes fixes
  • Mac OS X pour mon portable.

Moralité de l'histoire après toutes ces années et de nombreux essais, si Linux s'installe relativement bien sur un PC fixe et répond à tous mes besoins, c'est toujours autant la cata sur un portable. Mon ancien portable un Inspiron 8100 de 2001 a du voir une dizaine de version de Linux (je passe sur Windows et d'autres trucs plus exotique comme QNX). Aucune n'a parfaitement marché. Le pire étant qu'à chaque upgrade si un problème était résolu, un truc qui marchait jusque là, se retrouvait inexpliquablement à partir en Live.

Au final, parce que j'ai autre chose à faire de mes soirées j'ai décidé d'acheter chez Apple car ce sont les seuls à proposer facilement un Unix installé et certifié sur un portable.

Il existe chez les autres constructeurs des portables Linux mais:

  • Pour Dell il faudrait offrir autre chose que la conf pathétique qu'ils proposent.
  • Pour HP le processus d'achat est totalement à revoir. Depuis le temps ils auraient dut monter une boutique en ligne.

Au final il n'est pas étonnant que parmis les professionnels de l'informatique (les pragmatiques, pas les geek) les portable Apple soient ceux qui se vendent le mieux.

samedi 5 janvier 2008

Mesure et efficacité en politique et ailleurs

Gloire à notre vénéré leader, l'efficacité de nos chers ministres va être mesurée. Bon au delà de l'effet d'annonce bling bling[1] se pose quelques problèmes. Le genre de problèmes habituels quand il s'agit de mesurer une performance et d'en déduire une information valide et utile. Joel Spolsky a déjà développé le sujet, mais je vais le reprendre en français pour être plus claire.

Quand on pose une métrique, on doit s'intéroger sur un certain nombre de questions (les usuals suspects qui, quoi, quand, comment, pourquoi, ...):

  • Qu'est-ce que l'on mesure?
  • Comment le mesure-t-on?
  • Quel est le domaine de définition et d'application?
  • Que traduit la mesure?
  • ...

Pour cela on va prendre la métrique la plus pathologique de l'action politique, à savoir le nombre d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Je ne vais pas faire dans la politique pour dire c'est bien ou c'est mal. Là n'est pas mon propos.

Première question: le quoi

Que mesure-t'on ici? a priori la réponse est simple, le nombre de pauvre bougre que l'on a foutu à la porte du pays. Oui mais encore précisément sur quels chiffres s'appuit-on?

  • Le nombre d'arrêtés de reconduite à la frontière exécutés et/ou non?
  • Doit-on y inclure ceux litigieux et/ou ayant été annulés par un tribunal?
  • Le nombre de personnes exilées par avion, bateau, train ou trotinette?
  • Cela inclut-il les personnes ayant utilisées le programme de départ fortement incitévolontaire?
  • etc.

Bref, mesurer quelque chose nécessite de d'abord bien délimiter le problème pour pouvoir ensuite bien définir la métrique. Mais on bon on peut faire confiance à notre administration pour ne pas se vautrer dans le mélange des genres.

Tu la vois ma métrique?

Bon maintenant qu'on a (hypothétiquement) une mesure correct du nombre de clandestinos virés à coups de pompe dans le cul, se pose la seconde question: Au fait? pourquoi se fait-on chier à mesurer celà? Ben oui, ce n'est pas tout de dépenser l'argent du contribuable mais encore faut-il le justifier. (Quoi, je suis naif moi?). Enfin bref. Parce que l'on a fait du bon boulot au point précédent on sait que notre glorieuse administration a réussi à virer disons 19368 personnes de sexe masculin, féminin ou en cours de transition. Mais qu'est ce que cela traduit dans la réalité?

Comme toute bonne mesure il faut un point de comparaison sinon elle ne sert à rien. On pourrait éventuellement la comparer à la même mesure de l'année précédente mais pour cela il faudrait encore que la métrique et son domaine de définition n'ait pas changé entre-temps. Avec un gouvernement victime d'un mouvement brownien permanent ce n'est pas garanti.

C'est moi qui ais la plus grande

Ensuite une fois un point de comparaison établi, il faut encore interpréter la mesure. Après nos deux sections précédentes nous avons une mesure fiable et une évolution, allez soyons fous +10%. C'est bien joli tout cela mais dans la réalité cela traduit quoi?

  • Un surcroit d'activité de la police?
  • Une augmentation de la productivité de l'ubërpoulaga?
  • Une plus grand nombre de clandestins présents sur le territoire?
  • Une baisse de la capacité de survie en milieu hostile d'iceux?
  • Une baisse de motivations de leurs avocats?

Là on tombe franchement dans le politique le plus pur. Dans la réalité cette mesure est destinée à évaluer l'atteinte d'un objectif de reconduite à la frontière fixé on ne sait pas trop comment, probablement en fonction de l'age du capitaine. Au vue des informations actuelles dans la presse il s'agit d'une métrique bêtement stupide destinée à faire du chiffre. La comparer à quoi que ce soit serait au mieux une preuve de stupidité malsaine.

Et le monsieur il propose quoi?

Dans l'idéal, pour bien évaluer une politique migratoire il faudrait réussir à mesurer le nombre d'entrée. Pas facile dans la mesure où la population cible est par définition cachée. Mais bon faisons comme si nous avions une politique claire et nette obligeant les personnes voulant s'établir sur le territoire franzousiche à se déclarer au près d'une administration.

Par corrolaire on peut découper cette population en sous ensemble:

  • Personnes pouvant rester.
  • Personnes devant partir.
  • Personnes devant partir mais inexpulsables pour une raison x, y ou z.

En se concentrant sur la deuxième catégorie, notre métrique du nombre d'expulsés prend tout son sens puisqu'elle permet de mesurer l'efficacité du gouvernement à reconduire ces personnes à la porte du pays. Surtout si l'on se base sur un chiffre aussi infalsifiable que le nombre de personne réellement déportées[2]. Elle peut même être comparée dans le temps en valeur relative pour mesurer les évolutions de cette politique.

Conclusion

Mesurer une performance est quelque chose de très difficile à ne pas laisser dans les mains de têtes de noeuds. Il faut bien définir le but, le quoi et le comment de la mesure sinon tous nos efforts ne servent à rien. Les hommes politiques sur ce point devraient beaucoup plus s'inspirer des méthodes scientifiques.

Notes

[1] Au fait, suis-je le seul à trouver bizarre que le gouvernement soit obligé pour faire celà d'engager une société de conseil privée? N'y a-t'il donc pas quelques hauts ou bas fonctionnaires capables de faire ce boulot? surtout au TJM qu'ils doivent facturer.

[2] Admis ici, dans son sens original d'exil.

mardi 1 janvier 2008

Etranges associations

En lisant cet excellent article sur l'impact du stress sur les programmeurs, mon regard a été titillé par l'étrangeté des bannières de publicités Amazon affichées sur le site:

Capture-stress-1.png

Comment dire? J'ai beaucoup de mal à voir l'association entre un texte de haute volée sur l'impact du stress sur le fonctionnement du cerveau et les articles de sous-vêtements masculins proposés. Mais en plus l'association dans la même banière avec des produits pour enfants ou mettant en scène des enfants me semble le signe évident que l'algorithme d'Amazon a complètement pété un cable.

Bon la situation est cocasse mais montre clairement une des limitations des algorithmes statistiques de recommendations que l'on utilise aujourd'hui. S'ils sont très bien pour promouvoir des produits similaires dans un contexte limité, dès qu'on élargie l'environnement de leur utilisation à des cas non prévus, on a des résultats complètement déjantés. Peut être qu'un peu de sémantique ne ferait pas de mal ici.

En attendant, je pense qu'Amazon va continuer pendant un moment à proposer des articles pour adultes à des petites filles cherchant des baguettes magiques.

2.0.0.7 uprade to 2.0.0.8

Bon ben bonne année et plein de bonnes choses.

Pas la peine de faire des résolutions de toutes façons elles termineront toutes dans /dev/null.

mercredi 26 décembre 2007

Le syndrôme du chandelier

Paul Tyma nous offre un excellent article sur l'impact des technologies sur les la vie, l'univers et le reste.

Chaque modèle économique a sa vache à lait. Cependant, l'avancée des technologies rend souvent ces sources de revenus obsolètes. Se pose alors deux alternatives pour les entreprises menacées:

  • Embracer & étendre: la nouvelle technologie est adoptée par les acteurs traditionnels qui s'en servent comme nouveau support d'activité. C'est le cas typiquement des opérateurs télécoms qui ont sauté sur le marché du mobile au point que celui si représente une bonne part de leurs revenus aujourd'hui.
  • Dénie: refuser la nouvelle technologie. On l'observe à chaque fois qu'un secteur se met à faire du lobying contre une nouvelle technologie pour la retarder au maximum. Typiquement c'est ce que l'on voit avec l'industrie du disque face au téléchargement, les salles de cinéma face à la VOD, etc. Personnellement j'appel cela le syndrôme du chandelier.

Quelque soit l'énergie que mettent les opposants à une nouvelle technologie, ils perdront à coup sûr. Aujourd'hui, on ne voit plus de calèches dans les rues, l'éclairage au gaz à totalement disparu et l'une des dernières sociétés à offrir un service de télégramme (Western Union) a cesser ses activités en 2006 pour se concentrer sur son service de transferts de fonds. Moralité de l'histoire, dès que l'on voit un certain nombre d'entreprise entrer dans une logique de dénigrement d'une technologie, on peut quasiment à coup sûr y voir un nouveau secteur économique émergent. C'est peut-être aussi l'occasion de s'y intéresser pour en tirer profit.

Au final toutes les compétences un tant soit peu automatisables seront un jour ou l'autre rendue totalement obsolètes par la technologie. Alors autant s'y préparer dès maintenant.

samedi 17 novembre 2007

Reflexion du jour

Sur les sites d'e-commerce, la fonction de conseils personnalisés est plutôt bien. Mais souvent elle propose un produit que l'on a déjà. Je pense que cela serait pltôt une bonne idée d'y ajouter un bouton "Déjà acheté" permettant d'indiquer que l'on possède le produit. Le site pourrait alors proposer des produits en fonction de ce que l'utilisateur possède déjà.

jeudi 15 novembre 2007

Le web dans 5 ans

Techchrunch a commis un exercice qui tient plus de Mme Irma que de la prospective réelle, à savoir tenter de deviner le visage du web dans 5 ans. Pour cela quelques personnalité du milieu ont été invitées à donner leur vision.

Julien Codorniou, Microsoft: Aujourd’hui, en 2007, ni mon réveil, ni ma montre, ni mon frigo, ni ma voiture ne sont connectés à Internet.

Quel est l'intérêt?

  1. Un réveil n'a une fonction réelle que de quelques seconds, à savoir nous tirer du sommeil le matin pour nous propulser vers la douche. Pas besoin d'une connexion au net pour cela. Combien de personnes utilisent réellement les fonctions d'un radio réveil?
  2. Une montre dont il faut recharger la batterie tous les jours parce que la connexion wifi a sucé tout le courant a peu d'intérêts.
  3. Le frigo à la rigueur s'il est capable de scanner son contenu automatiquement et le confronter a une liste de course permanente. On peu même envisager qu'il diffuse des videos pour nous distraire pendant qu'on surveille la cuisson d'un plat.
  4. Il ne faut surtout pas connecter une voirture au net. La pluspart des conducteurs ont déjà du mal à se concentrer sur leur conduite quand rien vient les distraires alors avec une connexion au net .... Il ne faudra pas 24h avant qu'une assurance reçoive un constat du genre: Alors que je surfais tranquillement sur un site X, .... Pour les autres passagers des terminaux mobiles genre PSP3 ou IPhone assureront la distraction.

C’est l’insupportable et une triste réalité. Mon quotidien est rempli de terminaux et d’objets stupides.

Tu m'étonnes c'est du manque de business pour Microsoft. Mais est-ce que M. Cordoniou se rappel que la dernière fois que sa compagnie s'est lancée dans ce genre de produit cela a été un flop complet.

Gilles Babinet, Eyeka: Internet commencera à disparaître pour être partout.

Je ne sais pas ce qu'il prend au petit-dèj, mais cela me semble sérieusement illégal.

Mauro Mariani, Mangrove Capital: Le concept de browser tel que nous le connaissons aujourd’hui va disparaître.

On disait la même chose en l'an 2000. Fondamentalement, les navigateurs n'ont pas évolués depuis Mosaic en 1991.

Jean Michel Billaut: 5 à 10 millions de foyers en France disposeront d’une connexion fibre optique.

Pour cela il faudrait que les FAI arrêtent leurs gueguerres stupides et se lançent plutôt dans un investissement mutualisé dans la fibre. Il n'y a qu'à voir le retard de la France en matière de réseaux sans fil pour se rendre compte de la stupidité de ces stratégies des réseaux physiques concurrents. C'est le service qui est réellement important. Et autant dire que l'on est loin du paradis.

Pour moi plusieurs tendances se dessinent:

  1. La dématérialisation du poste de travail. De plus en plus de logiciels que l'on installait sur nos PC sont maintenant disponibles on-line. Si quelqu'un les aggrégait tous dans une suite cohérente, il toucherait le jackpot.
  2. L'accès mobile mais à petit pas. Il reste encore de nombreux problèmes techniques et surtout tarifaires qui font que même dans 5 ans, si l'on ne se trouve pas à proximité d'une borne quelconque pas trop surchargée et sans bouger, les connections sans fil resteront difficile. Ce qui exclut les trains, les avions, les voitures, les motos, les scooters, les trotinettes et les diligences.
  3. Des terminaux mobiles intelligent type iPhone pour se connecter, nécessitant un redesign des sites pour s'y adapter.
  4. La diffusion des video HD et de la VOD. L'idéal étant que les films soient disponibles à la location dès leur sortie en salle.
  5. L'inversion de la relation client-fournisseur avec un très net avantage au client. C'est lui qui négocie son temps de cerveau humain disponible (on parle d'économie de l'attention chez les personnes in du woueb X.0 ou de VRM, Vendor Relationship Management). L'utilisateur final imposera son tempo car la concurrence sera toujours a un clic de souris.
  6. Le développement des réseaux sociaux pour tout une série de services autrefois fournis par des sociétés. On le voit déjà avec Prosper ou Zopa qui offrent du prêt de particuliers à particuliers.
  7. Les deux points précédents devrait naturellement amener la chute de tous ceux qui passent leur temps à insulter l'intelligence de leurs clients (Banques, Média, ...)

Mais on est encore loins des scénaris de science-fiction où tout le monde est heureux et connectés. Une grande partie de la population n'aura pas accès au net ou ne saura pas faire usage de ces technologies. De manière générale, mis à part la diffusion de nouveaux services et l'expension de la sphère internet, le web n'a pas beaucoup changé depuis l'implosion de la bulle des années 2000. On a juste retapissé les murs pour faire plus joli.

- page 2 de 12 -