Life & IT Alignement

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 18 janvier 2008

Confession

Je dois confesser un péché. J'ai cracké, je suis passé du côté obscure.

Ma trajectoire niveau OS a été sans compter tous ceux que j'ai put manipuler porfessionnellement (True64, Solaris, NetBSD, AIX):

  1. Windows 3.1
  2. Windows 95
  3. Windows 98
  4. Windows Me (viré au bout d'une semaine, la pire daubasse que je n'ai jamais vu)
  5. Windows 98 & Linux
  6. Linux
  7. Linux & Windows XP Pro
  8. Linux

Au final je vais faire:

  • Linux pour mes fixes
  • Mac OS X pour mon portable.

Moralité de l'histoire après toutes ces années et de nombreux essais, si Linux s'installe relativement bien sur un PC fixe et répond à tous mes besoins, c'est toujours autant la cata sur un portable. Mon ancien portable un Inspiron 8100 de 2001 a du voir une dizaine de version de Linux (je passe sur Windows et d'autres trucs plus exotique comme QNX). Aucune n'a parfaitement marché. Le pire étant qu'à chaque upgrade si un problème était résolu, un truc qui marchait jusque là, se retrouvait inexpliquablement à partir en Live.

Au final, parce que j'ai autre chose à faire de mes soirées j'ai décidé d'acheter chez Apple car ce sont les seuls à proposer facilement un Unix installé et certifié sur un portable.

Il existe chez les autres constructeurs des portables Linux mais:

  • Pour Dell il faudrait offrir autre chose que la conf pathétique qu'ils proposent.
  • Pour HP le processus d'achat est totalement à revoir. Depuis le temps ils auraient dut monter une boutique en ligne.

Au final il n'est pas étonnant que parmis les professionnels de l'informatique (les pragmatiques, pas les geek) les portable Apple soient ceux qui se vendent le mieux.

samedi 5 janvier 2008

Mesure et efficacité en politique et ailleurs

Gloire à notre vénéré leader, l'efficacité de nos chers ministres va être mesurée. Bon au delà de l'effet d'annonce bling bling[1] se pose quelques problèmes. Le genre de problèmes habituels quand il s'agit de mesurer une performance et d'en déduire une information valide et utile. Joel Spolsky a déjà développé le sujet, mais je vais le reprendre en français pour être plus claire.

Quand on pose une métrique, on doit s'intéroger sur un certain nombre de questions (les usuals suspects qui, quoi, quand, comment, pourquoi, ...):

  • Qu'est-ce que l'on mesure?
  • Comment le mesure-t-on?
  • Quel est le domaine de définition et d'application?
  • Que traduit la mesure?
  • ...

Pour cela on va prendre la métrique la plus pathologique de l'action politique, à savoir le nombre d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Je ne vais pas faire dans la politique pour dire c'est bien ou c'est mal. Là n'est pas mon propos.

Première question: le quoi

Que mesure-t'on ici? a priori la réponse est simple, le nombre de pauvre bougre que l'on a foutu à la porte du pays. Oui mais encore précisément sur quels chiffres s'appuit-on?

  • Le nombre d'arrêtés de reconduite à la frontière exécutés et/ou non?
  • Doit-on y inclure ceux litigieux et/ou ayant été annulés par un tribunal?
  • Le nombre de personnes exilées par avion, bateau, train ou trotinette?
  • Cela inclut-il les personnes ayant utilisées le programme de départ fortement incitévolontaire?
  • etc.

Bref, mesurer quelque chose nécessite de d'abord bien délimiter le problème pour pouvoir ensuite bien définir la métrique. Mais on bon on peut faire confiance à notre administration pour ne pas se vautrer dans le mélange des genres.

Tu la vois ma métrique?

Bon maintenant qu'on a (hypothétiquement) une mesure correct du nombre de clandestinos virés à coups de pompe dans le cul, se pose la seconde question: Au fait? pourquoi se fait-on chier à mesurer celà? Ben oui, ce n'est pas tout de dépenser l'argent du contribuable mais encore faut-il le justifier. (Quoi, je suis naif moi?). Enfin bref. Parce que l'on a fait du bon boulot au point précédent on sait que notre glorieuse administration a réussi à virer disons 19368 personnes de sexe masculin, féminin ou en cours de transition. Mais qu'est ce que cela traduit dans la réalité?

Comme toute bonne mesure il faut un point de comparaison sinon elle ne sert à rien. On pourrait éventuellement la comparer à la même mesure de l'année précédente mais pour cela il faudrait encore que la métrique et son domaine de définition n'ait pas changé entre-temps. Avec un gouvernement victime d'un mouvement brownien permanent ce n'est pas garanti.

C'est moi qui ais la plus grande

Ensuite une fois un point de comparaison établi, il faut encore interpréter la mesure. Après nos deux sections précédentes nous avons une mesure fiable et une évolution, allez soyons fous +10%. C'est bien joli tout cela mais dans la réalité cela traduit quoi?

  • Un surcroit d'activité de la police?
  • Une augmentation de la productivité de l'ubërpoulaga?
  • Une plus grand nombre de clandestins présents sur le territoire?
  • Une baisse de la capacité de survie en milieu hostile d'iceux?
  • Une baisse de motivations de leurs avocats?

Là on tombe franchement dans le politique le plus pur. Dans la réalité cette mesure est destinée à évaluer l'atteinte d'un objectif de reconduite à la frontière fixé on ne sait pas trop comment, probablement en fonction de l'age du capitaine. Au vue des informations actuelles dans la presse il s'agit d'une métrique bêtement stupide destinée à faire du chiffre. La comparer à quoi que ce soit serait au mieux une preuve de stupidité malsaine.

Et le monsieur il propose quoi?

Dans l'idéal, pour bien évaluer une politique migratoire il faudrait réussir à mesurer le nombre d'entrée. Pas facile dans la mesure où la population cible est par définition cachée. Mais bon faisons comme si nous avions une politique claire et nette obligeant les personnes voulant s'établir sur le territoire franzousiche à se déclarer au près d'une administration.

Par corrolaire on peut découper cette population en sous ensemble:

  • Personnes pouvant rester.
  • Personnes devant partir.
  • Personnes devant partir mais inexpulsables pour une raison x, y ou z.

En se concentrant sur la deuxième catégorie, notre métrique du nombre d'expulsés prend tout son sens puisqu'elle permet de mesurer l'efficacité du gouvernement à reconduire ces personnes à la porte du pays. Surtout si l'on se base sur un chiffre aussi infalsifiable que le nombre de personne réellement déportées[2]. Elle peut même être comparée dans le temps en valeur relative pour mesurer les évolutions de cette politique.

Conclusion

Mesurer une performance est quelque chose de très difficile à ne pas laisser dans les mains de têtes de noeuds. Il faut bien définir le but, le quoi et le comment de la mesure sinon tous nos efforts ne servent à rien. Les hommes politiques sur ce point devraient beaucoup plus s'inspirer des méthodes scientifiques.

Notes

[1] Au fait, suis-je le seul à trouver bizarre que le gouvernement soit obligé pour faire celà d'engager une société de conseil privée? N'y a-t'il donc pas quelques hauts ou bas fonctionnaires capables de faire ce boulot? surtout au TJM qu'ils doivent facturer.

[2] Admis ici, dans son sens original d'exil.

mardi 1 janvier 2008

Etranges associations

En lisant cet excellent article sur l'impact du stress sur les programmeurs, mon regard a été titillé par l'étrangeté des bannières de publicités Amazon affichées sur le site:

Capture-stress-1.png

Comment dire? J'ai beaucoup de mal à voir l'association entre un texte de haute volée sur l'impact du stress sur le fonctionnement du cerveau et les articles de sous-vêtements masculins proposés. Mais en plus l'association dans la même banière avec des produits pour enfants ou mettant en scène des enfants me semble le signe évident que l'algorithme d'Amazon a complètement pété un cable.

Bon la situation est cocasse mais montre clairement une des limitations des algorithmes statistiques de recommendations que l'on utilise aujourd'hui. S'ils sont très bien pour promouvoir des produits similaires dans un contexte limité, dès qu'on élargie l'environnement de leur utilisation à des cas non prévus, on a des résultats complètement déjantés. Peut être qu'un peu de sémantique ne ferait pas de mal ici.

En attendant, je pense qu'Amazon va continuer pendant un moment à proposer des articles pour adultes à des petites filles cherchant des baguettes magiques.

2.0.0.7 uprade to 2.0.0.8

Bon ben bonne année et plein de bonnes choses.

Pas la peine de faire des résolutions de toutes façons elles termineront toutes dans /dev/null.

mercredi 26 décembre 2007

Le syndrôme du chandelier

Paul Tyma nous offre un excellent article sur l'impact des technologies sur les la vie, l'univers et le reste.

Chaque modèle économique a sa vache à lait. Cependant, l'avancée des technologies rend souvent ces sources de revenus obsolètes. Se pose alors deux alternatives pour les entreprises menacées:

  • Embracer & étendre: la nouvelle technologie est adoptée par les acteurs traditionnels qui s'en servent comme nouveau support d'activité. C'est le cas typiquement des opérateurs télécoms qui ont sauté sur le marché du mobile au point que celui si représente une bonne part de leurs revenus aujourd'hui.
  • Dénie: refuser la nouvelle technologie. On l'observe à chaque fois qu'un secteur se met à faire du lobying contre une nouvelle technologie pour la retarder au maximum. Typiquement c'est ce que l'on voit avec l'industrie du disque face au téléchargement, les salles de cinéma face à la VOD, etc. Personnellement j'appel cela le syndrôme du chandelier.

Quelque soit l'énergie que mettent les opposants à une nouvelle technologie, ils perdront à coup sûr. Aujourd'hui, on ne voit plus de calèches dans les rues, l'éclairage au gaz à totalement disparu et l'une des dernières sociétés à offrir un service de télégramme (Western Union) a cesser ses activités en 2006 pour se concentrer sur son service de transferts de fonds. Moralité de l'histoire, dès que l'on voit un certain nombre d'entreprise entrer dans une logique de dénigrement d'une technologie, on peut quasiment à coup sûr y voir un nouveau secteur économique émergent. C'est peut-être aussi l'occasion de s'y intéresser pour en tirer profit.

Au final toutes les compétences un tant soit peu automatisables seront un jour ou l'autre rendue totalement obsolètes par la technologie. Alors autant s'y préparer dès maintenant.

samedi 17 novembre 2007

Reflexion du jour

Sur les sites d'e-commerce, la fonction de conseils personnalisés est plutôt bien. Mais souvent elle propose un produit que l'on a déjà. Je pense que cela serait pltôt une bonne idée d'y ajouter un bouton "Déjà acheté" permettant d'indiquer que l'on possède le produit. Le site pourrait alors proposer des produits en fonction de ce que l'utilisateur possède déjà.

jeudi 15 novembre 2007

Le web dans 5 ans

Techchrunch a commis un exercice qui tient plus de Mme Irma que de la prospective réelle, à savoir tenter de deviner le visage du web dans 5 ans. Pour cela quelques personnalité du milieu ont été invitées à donner leur vision.

Julien Codorniou, Microsoft: Aujourd’hui, en 2007, ni mon réveil, ni ma montre, ni mon frigo, ni ma voiture ne sont connectés à Internet.

Quel est l'intérêt?

  1. Un réveil n'a une fonction réelle que de quelques seconds, à savoir nous tirer du sommeil le matin pour nous propulser vers la douche. Pas besoin d'une connexion au net pour cela. Combien de personnes utilisent réellement les fonctions d'un radio réveil?
  2. Une montre dont il faut recharger la batterie tous les jours parce que la connexion wifi a sucé tout le courant a peu d'intérêts.
  3. Le frigo à la rigueur s'il est capable de scanner son contenu automatiquement et le confronter a une liste de course permanente. On peu même envisager qu'il diffuse des videos pour nous distraire pendant qu'on surveille la cuisson d'un plat.
  4. Il ne faut surtout pas connecter une voirture au net. La pluspart des conducteurs ont déjà du mal à se concentrer sur leur conduite quand rien vient les distraires alors avec une connexion au net .... Il ne faudra pas 24h avant qu'une assurance reçoive un constat du genre: Alors que je surfais tranquillement sur un site X, .... Pour les autres passagers des terminaux mobiles genre PSP3 ou IPhone assureront la distraction.

C’est l’insupportable et une triste réalité. Mon quotidien est rempli de terminaux et d’objets stupides.

Tu m'étonnes c'est du manque de business pour Microsoft. Mais est-ce que M. Cordoniou se rappel que la dernière fois que sa compagnie s'est lancée dans ce genre de produit cela a été un flop complet.

Gilles Babinet, Eyeka: Internet commencera à disparaître pour être partout.

Je ne sais pas ce qu'il prend au petit-dèj, mais cela me semble sérieusement illégal.

Mauro Mariani, Mangrove Capital: Le concept de browser tel que nous le connaissons aujourd’hui va disparaître.

On disait la même chose en l'an 2000. Fondamentalement, les navigateurs n'ont pas évolués depuis Mosaic en 1991.

Jean Michel Billaut: 5 à 10 millions de foyers en France disposeront d’une connexion fibre optique.

Pour cela il faudrait que les FAI arrêtent leurs gueguerres stupides et se lançent plutôt dans un investissement mutualisé dans la fibre. Il n'y a qu'à voir le retard de la France en matière de réseaux sans fil pour se rendre compte de la stupidité de ces stratégies des réseaux physiques concurrents. C'est le service qui est réellement important. Et autant dire que l'on est loin du paradis.

Pour moi plusieurs tendances se dessinent:

  1. La dématérialisation du poste de travail. De plus en plus de logiciels que l'on installait sur nos PC sont maintenant disponibles on-line. Si quelqu'un les aggrégait tous dans une suite cohérente, il toucherait le jackpot.
  2. L'accès mobile mais à petit pas. Il reste encore de nombreux problèmes techniques et surtout tarifaires qui font que même dans 5 ans, si l'on ne se trouve pas à proximité d'une borne quelconque pas trop surchargée et sans bouger, les connections sans fil resteront difficile. Ce qui exclut les trains, les avions, les voitures, les motos, les scooters, les trotinettes et les diligences.
  3. Des terminaux mobiles intelligent type iPhone pour se connecter, nécessitant un redesign des sites pour s'y adapter.
  4. La diffusion des video HD et de la VOD. L'idéal étant que les films soient disponibles à la location dès leur sortie en salle.
  5. L'inversion de la relation client-fournisseur avec un très net avantage au client. C'est lui qui négocie son temps de cerveau humain disponible (on parle d'économie de l'attention chez les personnes in du woueb X.0 ou de VRM, Vendor Relationship Management). L'utilisateur final imposera son tempo car la concurrence sera toujours a un clic de souris.
  6. Le développement des réseaux sociaux pour tout une série de services autrefois fournis par des sociétés. On le voit déjà avec Prosper ou Zopa qui offrent du prêt de particuliers à particuliers.
  7. Les deux points précédents devrait naturellement amener la chute de tous ceux qui passent leur temps à insulter l'intelligence de leurs clients (Banques, Média, ...)

Mais on est encore loins des scénaris de science-fiction où tout le monde est heureux et connectés. Une grande partie de la population n'aura pas accès au net ou ne saura pas faire usage de ces technologies. De manière générale, mis à part la diffusion de nouveaux services et l'expension de la sphère internet, le web n'a pas beaucoup changé depuis l'implosion de la bulle des années 2000. On a juste retapissé les murs pour faire plus joli.

mercredi 14 novembre 2007

Reprise des hostitilités

Cela fait plusieurs mois que je n'avais pas posté sur ce blog. Cela m'avait un peu manqué. Mais depuis quelque temps j'étais sur un projet extrêmement prenant avec un planning qui tenait au chausse-pied. Du coup pour reprendre le fil de la conversation je vais me lancer dans une série de billets ayant pour but de faire un retour sur expérience de ce projet.

Bizarrement c'est un exercice assez rare. J'ai rarement vu sur le net des retours sur des projets réels analysant les réussites et les échecs d'un projet. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que finalement tous les projets informartiques foirent lamentablement et doivent être invariablement cachés sous le tapis. il y a bien le site High Scalability qui analyse des sites web à forte charge genre vague web2.0, mais rien de concret pour ceux qui bossent sur des projets de taille moyenne ou pour le compte de clients classiques.

Remarque, par la suite et pour des raisons classiques de confidentialité, je cacherais les détails conçernant le client et le projet réel.

Pour situer l'histoire:

  • Je travaille dans une SSII française de taille conséquente.
  • Mon client est un grand groupe français.
  • Le projet est une série de sites woueb offrants à des clients particuliers et entrerprises un service à auteur de 10000 requêtes par jour. Par requêtes j'entends réalisation du cas d'utilisation de base. En réalité chaque requête implique la manipulation de quelques dizaines d'objets à plusieurs dizaines de milliers en fonction de son contenu.
  • Le service doit être disponible 24h/24, 7j/7, 365j/an avec une partie fonctionnelle à valeur légale.
  • Le tout réalisé avec les grands classiques du monde J2EE.

Mon rôle dans cette histoire est celui de l'architecte, concepteur, psychopathe de service et autres activités autement nuisibles à la santé mentale du sujet.

Maintenant pour éviter de faire des billets de 3 kilomètres de long je vais découper mon récit en plusieurs parties qui seront autant de billets:

  1. La conception de l'application ou comment tirer des plans sur la comète.
  2. La réalisation ou comment faire une marche forcée.
  3. La vrai vie ou le passage en production.

mercredi 28 février 2007

WTF? Google est votre ami

Dr Dave pète un plomb à propos des recherches effectuées sur Google et qui arrivent chez lui. Apparement il avait une forte propension à attirer les frustrés de la vie jusqu'à ce qu'il décide de se faire virer des index de Google.

Mon blog étant encore un peu confidentiel quoique le traffic oscille quand même entre 30 et 60 visites quotidiennes, je n'ai pas ce problème. De plus je parle surtout de technologie et j'employe rarement des termes associés à une quelconque forme de relation sexuelle, du coup, Google ne me renvoie pas ce genre de clientèle. Quoique je devrait quand même avouer que deux articles m'attire un traffic régulier sur le sujet:

  • L'article sur Lena Sodeberg, la playgirl dont le poster central du playboy de Novembre 1972 sert d'image de référence pour tous les algorithmes de traitement d'images.
  • L'article sur le service Pipes de Yahoo au titre éminement racoleur.

Cependant même si elle ne vaut pas les logs des recherches effectuées par les utilisateurs d'AOL en matière d'édification sur la nature humaine, la lecture des stats des recherches Google pointant chez moi reste assez intéressante. Il semblerait que ce mois si j'ai reçu:

Si tout cela énerve Dr Dave, personnellement, cela m'amuse beaucoup. Du coup je m'en vais prendre quelques résolutions:

  1. Parler un peu plus de sexe histoire de voir des requêtes un peu plus amusantes.
  2. Tout les mois faire un résumé du traffic sur ce blog.

Je sens que je vais bien me marrer.

mardi 27 février 2007

Google Apps et applications web

Google a sorti son nouveau service premium pour les entreprises qui permet pour un prix dérisoire, 50$/an/utilisateur, de bénéficier d'une série d'applications en ligne:

  • Gmail pour les mails.
  • Google Calendar pour les calendriers.
  • Google Talk pour la messagerie instantannée.
  • Page pour les sites webs.
  • Doc & Spreadsheets pour la bureautique.

Louis Naugès peut être fier puisqu'il prédisait cette évolution depuis un certain temps déjà et sa société a réussi à amener quelques beaux comptes pour essayer le service. Et si on peut se réjouir de cette avancée au service des entreprises innovantes, certain dont je fais parti sont plus réservés.

Passons tout de suite les arguments pour ou contre histoire d'expédier le fatras et se concentrer sur les vrais points de discorde (en plus certains le font [mieux que moi|http://blogs.pcworld.com/techlog/archives/003783.html|en):

  1. Google Apps ne fournit pas des fonctionnalités suffisament riches comme certains se plaisent à le souligner. Certe mais dans la pluspart des cas elles sont largement suffisantes surtout pour ce qui est de la partie communication. Pour la partie bureautique si vous avez des gros besoins nécessitant une application lourde OpenOffice.org est là pour vous satisfaire.
  2. A l'inverse Google Apps fournit des fonctionnalités de collaboration que l'on ne retrouve pas dans les suites classiques.
  3. Google Apps n'est pas enterprise grade. Dans la mesure où cette plateforme est utilisée en interne chez google, c'est une assertion un peu vite lancée. En la matière Google applique le bon vieux principe de eat your own dog food. Maintenant Si par enterprise grade vous entendez workflows collaboratifs documentaires avec chaîne de validation, vous devriez commencer par vous demander si c'est réellement nécessaire et comment votre entrepise a pu en arriver là. Par contre si votre problème est de respecter vos obligations SOX, là effectivement il se peut que Google Apps ne soit pas fait pour vous. Et encore, je paris que cela sera bientôt résolu.
  4. Google Apps nécessite d'être en-ligne. Tout a fait, mais la pluspart du temps vous utilisez votre ordinateur les fesses posées derrières un bureau. Donc à moins de vous trouver dans un pays sous-développé du haut débit, cela ne devrait pas être un problème rédhibitoire. Pour les fanas de la mobilité, il semblerait que Google travaille activement à ce problème.
  5. On ne maîtrise plus ses données. Si vous avez un niveau de service et une maîtrise de votre SI équivalente à Google (c'est à dire un cluster de classe planétaire de plusieurs centaines de milliers de machines avec les données répliquées dans 3 datacenters différents), alors là oui vous pouvez vous poser la question sinon, il va falloir revoir vos objectifs.

Ce qui nous amène à la véritable question:

Peut on avoir suffisament confiance en Google pour lui confier nos données confidentielles?

Et là le bat blesse. Tout d'abord Google est une société basée aux USA donc soumise aux lois américaines. Quand on voit ce qui est arrivé avec la société Swift pourtant basée en Europe à propos de transfert de données bancaires privées aux services de renseignement US, on peut avoir des doutes.

Heureusement comme Google l'a déjà démontré, le gouvernement américain a intérêt de s'accrocher avant d'obtenir la collaboration de la compagnie dont la devise est ne pas faire le mal. Quand les sbires de dubia étaient venus réclamer les logs des requêtes des internautes, ils avaient reçus un acceuil plus que frais comparé à d'autres sociétés du secteur. La compagnie de Moutain View ne prend pourtant pas tant de précautions quand il s'agit de travailler avec le gouvernement chinois.

La question reste donc entière de savoir avec quelle énergie Google résistera à l'avenir aux requêtes pressantes voir indécement insistantes mais pas forcément justifiées des authorités des divers pays où il dispose d'un datacenter? Si l'on peut avoir une relative confiance dans l'équipe dirigeante actuelle, qu'en est-il à l'avenir? Le monde de la high-tech évolue extrèmement rapidement et on a vu des société prométeuses coulées par des dirigeants totalement incompétents. Pour l'instant Google a su garder sa philosophie de startups contestataire. Mais toutes les sociétés finissent par rentrer dans le rang. Combien de temps avant que Google ne devienne comme Yahoo ou Microsoft et finisse par collaborer activement avec le gouvernement américain? Dans la guerre économique actuelle, c'est une donnée que les sociétés françaises devraient garder en mémoire avant de s'offrir les services de Google.

Ma conclusion est que si l'on est une société sans besoins de confidentialité, Google Apps fournit une bonne base de départ pour monter un SI performant et innovant. Par contre si l'on a besoin de garder pour soi des informations, se monter soi même son système pourrait se révéler utile. Heureusement certaines compagnies apportent des solutions pas forcément très connues mais plutôt convainquantes pour vous faciliter la vie.

- page 2 de 11 -