L'IGN n'arrivant pas à répondre à la demande (600 requêtes à la seconde). Il se pourrait qu'ils mettent en place un système de régulation de trafic par délivrance de tickets d'entrée en fonction des horaires. On se croirait à la sécurité sociale. Pourquoi pas prendre rendez vous 3 mois à l'avance pendant qu'il sy sont?

L'excuse invoquée pour ce désordre étant comme d'habitude un manque de prévision. Là, j'explose:

  1. Au vu du succès de Google Earth, c'était prévisible.
  2. Au vu du buzz fait auparavant sur le service, c'était prévisible.
  3. Au vu des commentaires générés sur le web auparavant, c'était prévisible.

Le fait que pour pallier ce manque de prévoyance l'IGN mette en place un système de tickets montre clairement que l'application a été programmée avec les pieds. Sur un problème de parallèlisation aussi simple il était très facile d'écrire une application massivement parrallèle (cf. mon dernier billet sur le sujet). Et pour passer le pic du début de service, il suffisait de louer des serveurs en plus pour supporter la charge. Des sociétés peuvent même vous fournir en urgence des machines pour pallier à ce genre de problèmes. En dernier recours, on peut récupérer quelques machines potables qui trainent dans les bureaux et les transformer à l'arrache en serveurs le temps de faire face.

Bref, l'IGN est totalement passée à côté de la plaque lors du lancement de son service et montre encore ici une mentalité de fonctionnaires et non d'innovateurs. Comme le disait Louis Nauges, ils auraient mieux fait de commencer par mettre un prototype en ligne et d'améliorer progessivement le service pour voir ce qu'il allait advenir. Au moins s'il avait subi un crash, ils ne seraient pas sujet à critique.