Life & IT Alignement

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mercredi 9 août 2006

DADVSI commentée et illustrée

Maître Eolas commente la loi DADVSI. Malgrès la longeur, on ne peut que tirer son chapeau devant la performance et la clareté de l'explication. J'ais d'ailleurs bien aimé un passage sur les mesures techniques de protection:

"Art. L. 331-5. - Les mesures techniques efficaces destinées à empêcher ou à limiter les utilisations non autorisées par les titulaires d'un droit d'auteur ou d'un droit voisin du droit d'auteur d'une oeuvre, autre qu'un logiciel, d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme sont protégées dans les conditions prévues au présent titre."
(...)
Par exemple, le mot « efficace » pouvait disparaître sans faire vaciller l'édifice. La loi a-t-elle besoin de préciser qu'une mesure technique de protection inefficace ne bénéficie d'aucune protection légale ? Je pense que tout le monde pouvait aisément concevoir qu'une mesure technique inefficace n'est pas, par définition, une mesure technique de protection.

Sachant que les MTP/DRM sont totalement inefficaces par nature, perdront-elle leurs protections légales?

Mais bon cessont de rêver. Si comme le montre l'analyse de Maître Eolas et uniquement d'un point de vue légal, la loi DADVSI n'est pas le monstre ou la catastrophe que clame les parties prenantes, il n'en reste pas moins que d'un point de vue éthique, il y a encore du boulot. On ne le répetera jamais assez, mais les MTP sont inutiles, inefficaces et nuisibles. Les seuls personnes qui vont en souffrir sont les utilisateurs légitimes. Personnellement je ne peux pas lire certains DVDs sur ma vieille platine de Salon à cause de ces mesures. Heureusement il me reste mon PC où ils passent sans problème sous Linux grâce à DeCSS un logiciel qui pourtant risque d'être interdit puisqu'il est destiné à faire sauter une MTP.

Tripatouiller ses fichiers pour virer les Mesures techniques de protection = 3.750 euros d'amende. Diffuser un logiciel le faisant automatiquement : 6 mois et 30.000 euros d'amende.

Et encore, j'ai eu aussi des problèmes avec des DVDs dont les MTPs empéchaient la lecture sur toutes les plateformes, même un lecteur officiel sous Windows (2 dernières scènes sur le DVD de Kill Bill 1). C'est un comble. Pendant ce temps, les experts sont déjà en train de travailler à briser les protections des futures générations de disques et les mafias chinoises et russes continuent de produire des contrefaçons à un rythme industriel et les réseaux P2P continueront à les diffuser sur le net.

Quand il sera plus facile de lire une contrefaçon que l'original, que feront les maisons de disques ou les studios? Les crétins à la cervelle en tofu des maisons de disques qui pensent avoir gagné quelque chose dans l'histoire se mettent le doigt dans l'oeil et profondément. Avec ou sans DADVSI ils restent une bande de dinosaures incapables de s'adapter mettant un temps indécement long à mourir.

jeudi 3 août 2006

Attaque en force brute sur les disques DVD HD DVD

Ars Technica a un article sur une méthode pour casser les protéctions des disques HD-DVD et des Blu-Ray.

En gros, plutot que de ce faire chier à tenter de casser le schéma de cryptage, les types ont simplement crée un script pour lancer une capture d'écran pour chaque frame de la vidéo via la fonction Imprime Ecran de l'OS. Et voilà ...

Comme je le disais précédemment, les DRMs sont définitivement une non-solution.

Bon ce procédé n'est pas forcément trivial puisqu'il faut quand même ensuite reconstituer la vidéo et la resynchroniser avec la bande sonore, mais pour des organisation mafieuses qui veulent produire des contre-façons cela ne pose pas de problèmes insurmontables. Résultat des courses, les seuls personnes que les DRMs emmerdent ce sont les clients honnêtes.

Les éditeurs de logiciel de lecture de HD DVD et Blu-Ray devraient donc mettre à jour prochainement leurs logiciels pour empêcher la capture d'écrans et reboucher cette faille. Mais comme le conclue Ars Technica:

Still, the old adage remains true: if a computer can display something, some sort of software can capture it. If it's not PrintScreen, it might very well be something else.

Ou en francouze de base:

Le vieil adage reste toujours vrai: Si un ordinateur peut afficher quelque chose, un logiciel pourra toujours le capturer. Si ce n'est pas Imprime Ecran, cela pourra toujours être autre chose.

mardi 25 juillet 2006

Et si même Yahoo s'y met

Yahoo aussi affirme que les DRMs ne servent à rien:

Our position is simple: DRM doesn't add any value for the artist, label (who are selling DRM-free music every day — the Compact Disc), or consumer, the only people it adds value to are the technology companies who are interested in locking consumers to a particular technology platform.

En français cela donne:

Notre position est simple : les DRM n'apportent aucune valeur ajoutée pour l'artiste, le label (qui vend de la musique non protégée chaque jour sur CD) ni même pour le consommateur. Les seuls qui bénéficient des DRM, ce sont les entreprises technologiques qui cherchent à verrouiller leurs clients sur leur plate-forme technologique.

Pour rappel j'avais commis un billet sur le problème de la maîtrise de l'information il y a quelques jours. Où j'évoquais l'inutilité et l'inéficacité de ces systèmes dans la pluspart des cas. Comme le souligne Tristan Nitot, si ces systèmes sont implémentés par Yahoo et Apple, c'est plus pour faire plaisir au majors du disque que pour une réelle question de contrôle des contenus. Sans cela, ils ne seraient pas à même de pouvoir proposer les catalogues des maisons de disques.

Il devient vraiement urgent de virer cette bande malfaisants qui squattent à la tête des maisons de disques.

jeudi 13 juillet 2006

De la maîtrise de l'information

Le code PRN qui permet d'accéder au signal commercial de Galileo a été cassé par une équipe de l'université de Cornell. Bruce Schneier en parle et fait remarquer qu'il s'agit encore d'un exemple magnifique de l'echec d'un système de sécurité basé sur l'obscurité. Heureusement, Galileo en est à la phase de démarage et donc pourra résoudre facilement le problème. Cependant cela pose une question intéressante qui est commune à toutes les entreprises qui vendent une information: comment diffuser une information au plus grand nombre tout en empêchant les détenteurs légaux de la partager avec le reste du monde?

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