Cette semaine, à table avec mes colègues nous discutions du magazine Capital n°177 de Juin 2006 et de sa série d'articles sur les prévilèges et autres pases droit en France. Intrigués, le soir même en passant dans ma gare, je fais un arrêt chez le buraliste et j'achète le sus-mentionné magazine. Bien mal m'en a pris. Je n'avais jamais lus Capital et je ne le lirai plus jamais.
Tout d'abord dans la série d'articles qui m'interressaient, on côtoit de tout et on fait le grand écart entre les hauts fonctionnaires ne glandant rien et s'offrant des extras aux frais de la princesse et les cheminots ne bossant pas assez au goût de la rédaction de Capital. Sur le fond ces articles ne sont qu'un catalogue à la Prevert de privilièges réels ou supposés allant de la prévarication caractérisée aux avantages dus à la pénébilité de la tâche.
Mais là où je tique c'est quand le magazine aligne la mauvaise foi la plus patente et les articles disant tout et leur contraire. Un coup les articles vitupèrent sur le manque de libéralisme de la France à propos des huissiers, des notaires ou des chauffeurs de Taxis. Et un autre coup on se retrouve avec une critique cinglante des écoles privées offrant de meilleurs chances de réussites que l'école publique (égratignée au passage pour faire bonne mesure) sur l'air de la culture n'est pas une marchandise
, A mort les priviligiés qui s'inscrivent dans des écoles privées
. Bref au lieu d'avoir une véritable enquête soignée, on ne retrouve que des articles orientés afin de complaire à un lectorat de salariés moyens complexés s'indignant à bon compte.
Ce qui m'amène à ma décision de plus jamais acheter ce magazine qui est à la presse économique ce que que la presse people est à la presse d'actualité. Un ramassis d'articles médiocres se vautrant complaisement dans le raccolage actif enttrecoupés de publicités toutes les 2 pages.

