Life & IT Alignement

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lundi 22 janvier 2007

Visualisation des données

Trouvé via Les petites cases fourre-tout une listes de toutes les méthodes de représentation des données sous forme de table de Mendeleïev.

La représentation des données est l'une des problématiques les plus importantes en informatique. En effet, si le but premier d'un programme est de manipuler des données, à un moment ou un autre, il faudra fournir une interface compréhensible à l'utilisateur. Et là, c'est le drame. Si un dessin vaut mieux qu'on long discours, encore faut-il faire un dessin compréhensible par tout le monde. Mis à part les logiciels spécifiquement conçus pour faire de la présentation de données, quasiment tous les logiciels sont des calamités en la matière.

De nombreux logiciels ou bibliothèques existent pour réprésenter de divers manières les données d'une application jusque sous forme de cartes géographiques élaborées. Et pourtant la pluspart des applications en reste aux bons vieux tableaux et écrans bourrés de tellement de champs qu'un tableau de bord d'avion passe pour une rigolade à côté.

Représenter les données de manière esthétique et compréhensible est un art qui devrait être un peu plus développé dans nos logiciels.

vendredi 5 janvier 2007

Adoption d'une technologie innovante

Un bon billet sur le processus d'adoption d'une nouvelle technologie. Si le billet se concentre sur les langages de programmation fonctionnelle comme Erlang et Haskell injustement méconnus dans le monde de l'entreprise, il pose quand même les bonnes questions du point de vue générale:

  1. Est-ce que les gains promis sont réels ou c'est un gros coup de pub?
  2. Combien coûte la mise en oeuvre de ce bastrinque?
  3. Est-ce que cela sera toujours disponible pendant la durée de vie du projet?

Mais là où le billet est particulièrement juste, c'est qu'au delà des arguments techniques et finançiers en faveur d'une nouvelle technologie, son adoption dépend essentiellement d'un processus sociologique constistant à convaincre des gens plus ou moins impliqués, compétents et honnêtes:

  1. Chef de projets
  2. Manageurs
  3. Financiers

Et globalement c'est pourquoi des technologies réellement innovantes comme Haskell et Erlang ne sont pas utilisées dans les entreprises.

mercredi 27 décembre 2006

Windows est mort, Vive Windows

Apparement 6 vulnérabilités ont été trouvées dans Windows Vista alors que cela ne fait qu'un mois que cet OS est officiellement sorti. Le fait qu'il y ait des failles dans Vista ne m'étonne pas. Après tout, vu que tout a été recodé depuis le début, il est normal que l'on trouve des bugs. Et comme Vista a un peu été livré à l'arrache, je m'attends même à voir défiler les rapports de sécurités en 2008. Pour moi ce logiciel ne sera stabilisé au mieux qu'à partir du patch 2. L'institut Forrester conseille même d'attendre 12 à 18 mois avant d'installer Vista.

L'impact de Vista

Comme le disait l'article de Peter Gutmann dont je parlais hier, les développeurs ont passé plus de temps à développer des anti-fonctionnalités afin de satisfaire Hollywood plutôt qu'à travailler sur le système et sa stabilité. Au point que la lecture de fichiers multimédia est totalement buggée. Comme le disait Peter Gutmann dans son Executive Executive Summary cela pourrait constituer le suicide de Vista. Car l'impact des systèmes de protection implémentés dans Vista est énorme. Que cela soit sur le système, les logiciels, ou les périphériques, on va assister à de nombreux dégats collatéraux volontaires ou non et à un sérieux renchérissement des PCs.

Le matériel va coûter plus cher car nécessitera des composants de sécurité supplémentaires et toute l'architecture des périphériques devra être revue. Du coup, les logiciels et les drivers vont être beaucoup plus compliqués à développer et à maintenir pour répondre aux exigences de sécurités de l'industrie des Médias. L'impact de ces mesures sur les performances du système est lui aussi non négligeable puisque des ressources doivent être détournées pour pouvoir chiffrer les flux entre périphériques et/ou logiciels. Enfin la compatibilité entre les matériels et les possibilités d'évolutions se retrouvent fortement réduites du fait des mesures destinées à garantir l'intégritité de la chaîne de protection des DRMs.

Du point de vue fonctionnel, les mesures de protection de Vista peuvent avoir des effets indésirables, puisque si un fichier premium content, en clair, de la vidéo haute définition ou de la musique est lu, toutes les sorties non sécurisées (ou plutôt non protégé contre les vilains méchants clients pirates) du PC doivent être dégradées ou désactivées. Tout les matériels non compatibles Vista, même les plus couteux doit donc être balancés à la benne sous peine de ne pas pouvoir servir les contenus protégés. De toute façon il y a peu de chance qu'ils aient un driver approuvé Vista. Pire pour des applications comme l'imagerie médicale, cas qui intéresse Peter Gutmann, la dégradation de la qualité de l'image est quelque chose d'absolument impensable puisque cela peut avoir un impact vital.

Sur ce sujet, l'étude de Peter Gutmann vaut vraiement le détour. Avec Vista, toute l'industrie du PC va devoir s'adapter aux diktats d'Hollywood avec des conséquences incalculables à commencer sur le portefeuille du client.

Le client est roi.

Ce qui amène à se poser la question de savoir qui est le client véritable de Microsoft. Quand on voit les efforts de Microsoft pour lutter contre ses clients (ceux qui paye la licence de Vista) pour les empêcher d'utiliser le produit qu'ils ont payé comme bon leur semble on peut se poser des questions. Si l'on se fie à l'intérêt porté à la protection des contenus multimédia contre l'utilisateur, on peut en déduire que pour Microsoft, le client réel est Hollywood. Comme Patrick Le Lay, Bill Gates cherche essentiellement à vendre du temps de cerveau humain disponible. Mais contrairement à TF1, Microsoft a réussi le Miracle de non seulement taxer le producteur de contenu via sa plateforme de DRMs mais en plus à tondre le client final via le coût des licences.

Comme l'a analysé Louis Naugès, Sachant qu'une licence Windows Vista coutera 200$ pour arrondir et que Microsoft revendique pour chaque dollar engrangé en licence 13$ dépensés en services associés (installation, migration, formation, etc.), on ne parle plus de business mais d'arnaque à grande échelle avec un coût de migration qui monte à 2600$. Non seulement Microsoft vend un produit non finalisé à un coût total prohibitif, mais en plus ce produit est essentiellement destiné à contraindre l'utilisateur à faire ce que d'autre ont décidé pour lui.

Cela me rappel la carricature de licence que l'on peut lire dans De bons présages par Terry Pratchet et Neil Gaiman qui donne à peu près ceci.

Si le produit protégé par cette licence n'est pas inclus dans son emballage, ne fait pas ce qu'une dispendieuse publicité a laissé croire qu'il faisait ou blesse quelqu'un dans le voisinage, la responsabilité de l'éditeur ne saurait en aucune façon être engagée de quelque manière que ce soit. Toute tentative de considérer le présent produit comme votre propriété attirera irrémédiablement l'attention de messieurs très sérieux avec des attachés case en cuir et des montres extra plates.

Une occasion manquée.

Globalement, Windows Vista aura été pour moi une magnifique occasion gachée par Microsoft. En réecrivant totalement son système d'exploitation, la firme de Seattle avait l'occasion de se débarasser definitivement de toutes les questions de compatibilités ascendantes qui l'encombrait depuis des années. Vista était l'occasion de repartir sur des bases saines en tirant les leçons des erreurs passées et reprenant le meilleur de tous les systèmes d'exploitations actuels. Un forme de compatbilité aurait put être maintenue via des émulateurs comme l'a fait Apple avec les migrations Système 9/Mac OS X et PowerPC/Intel.

Mais en voulant jouer au Big Bang avec Vista alors qu'ils n'avaient jamais réellement développé d'OS depuis le début (DOS a été racheté par Microsoft et la branche des noyaux NT a été construite par dessus les débris de la coopération avec IBM autour d'OS/2), Microsoft a surtout produit du vaporware et un système sous-optimal avec plusieurs années de retard et le sacrifice de nombreuses fonctionnalités. Le seul avantage que Microsoft a dans la bataille des systèmes d'exploitation est sa base installée et le fait qu'il est très peu probable qu'Apple licencie un jour à des tiers Mac OS X.

Ce que l'on demande d'un système d'exploitation est de faire cohabiter sur un ordinateur divers logiciels pour différents types d'utilisateurs et d'usages sans que cela prête à conséquence. Pas d'essayer à tout prix de controller les usages qui sont fait de la machine. C'est ce qu'à compris Apple quand ils ont basé Mac OS X sur un coeur BSD. En utilisant un système Unix comme base, ils ont récupéré toute une logithèque éprouvée et puissante conçue par et pour des développeurs. En l'associant avec un système d'interface graphique élégant et intuitif, ils ont mis cette puissance dans les mains de l'utilisateur. C'est la combinaison de la philosphie du monde Unix et du monde Mac qui donne le succès de la plateforme Mac OS X grâce à la fusion du meilleur de la technique et du meilleur de l'expérience utilisateur, Apple a permis aux utilisateurs tant débutants que confirmés de tire le meilleur parti de leur ordinateur.

Conclusion

Il y a 2 semaines, Bill Gates a tenu une conférence avec un panel de blogeur. Il fut assez vexé de voir que tous sans exception étaient équipés d'un portable Apple et avaient mis en place un réseau Wifi ad hoc via Airport. La même mésaventure était arrivé Marc Hurd le PDG d'HP qui avait constaté que quasiment tout les attachés de presse d'une conférence avaient un Mac. Le problème n'était pas les portable HP qui sont plutôt de bonne qualité mais le fait qu'ils soient irrémédiablement livrés avec Windows XP qui manque sérieusement de Sex Apeal face à un Mac OS X.

Comme le rappel constament le blog Roughly Drafted, la force d'Apple qui est essentiellement un vendeur de matériel informatique comme HP est justement le système d'exploitation de ses PCs. Apple livre du matériel haut de gamme lui permettant de faire des marges confortables et en plus, a le bon goût de fournir un système d'exploitation et des logiciels permetant à l'utilisateur de tirer le meilleur parti de son matériel. Face à cela, tout le reste de l'industrie informatique se bat comme des chiffoniers pour fournir des PCs au prix du déchet électronique sans aucun facteur différenciant puisqu'ils sont tous couplés avec Windows. Et ce ne sont pas les quelques logiciels pathétiques livrés avec les PCs qui changeront quoique ce soit.

Finalement, l'industrie informatique s'est retrouvé intricablement lié à Microsoft pour le meilleur et pour le pire. Et l'arrivée de Vista est accompagnée du pire en la personne du système de protection des premium content. On n'a pas finit de constater les dégats collatéraux que va causer cette alliance contre nature entre Microsoft et Hollywood.

mardi 26 décembre 2006

Vista du point de vue du client

Peter Gutmann publie une analyse du coût du système de protection de Windows Vista. Je la trouve terrifiante.

Du fait des demandes véhémentes de l'industrie des médias, on cours droit vers de sérieux ennuis:

  1. La compatibilité entre les différents équipements est soumise au bon vouloir du système HDCP. S'il n'aime pas un de vos périphériques, au mieux, on pourra voir les contenus HD en qualité dégradée, au pire pas du tout. C'est top quand on s'est offert un écran FullHD à 4000€.
  2. Tous les flux sont cryptés à tous les niveaux. Donc soit le PC et ses composants sont équipés de processeurs spécialisés coutant masse grozouf. Soit on sacrifie les perfs. C'est les gamers qui vont être contents.
  3. Le développement des périphériques et de leur drivers est rendu beaucoup plus difficile par les specs de Vista. Bug mon ami, où es-tu?

Mais le pire dans cette histoire, c'est que cela va impacter tout les OS puisque les fabricants ne vont pas sortir des périphériques spécifiques non-windows.

Bon ben moi je retourne me prendre une cuite histoire d'oublier tout cela. Joyeux Noël quand même.

lundi 4 décembre 2006

Zudeo

J'en ais révé, Azureus l'a fait. La société Azureus auteur du client bittorent Azureus lance le service Zudeo de partage de vidéo à la demande. Sa différence par rapport aux Youtube & Co, l'utilisation du protocole bittorent pour la diffusion de vidéo haute définition. Fini les vidéos format timbre poste des autres services. On pourra bientôt avoir de véritables films haute définition à la demande. Azureus annonce avoir passé des accords avec 12 sociétés de télévisions et de production pour diffuser leurs contenus. Voilà qui augure d'un service de qualité. Le service devrait être financé par des spots publicitaires pouvant être ajoutés en début ou fin de vidéo. Il est juste dommage que cela se limite pour l'instant à du contenu anglophone.

Fouettez moi, Fouettez moi, Fouetteeeez moiiiaaa ...

01net a commis un article sur les systèmes de stockages FAN qui me fait un peu penser à Histoire d'I de Bertrand Lemaire. Encore un immense tas de conneries destinées à fouetter le portefeuille des DSI.

Il y en a franchement ras le bol de toutes ces stupidités marketing à 3 lettres destinées à pomper le fric des entreprises. DAS, NAS, SAN, FAN, WAFS (4 lettres, les marketoïdes étaient en manque d'imagination ce jour là?) et puis quoi demain? J'attends le plaisantin qui sortira la technologie de stockage DTC. On était pas tombé loin avec les bandes DAT.

DAS: (Direct Attached Storage) tout cela pour ne pas parler de disques durs dans la machine. Beaucoup trop vulgaire et compréhensible.

NAS: (Network Attached Storage) ou comment vendre un serveur de fichiers à 10000$. La seule différence concrète entre un NAS et une bête machine faisant office de serveur de fichiers est que les serveurs NAS sont bien souvent équipés d'un système d'exploitation optimisé pour les entrées/sorties et de toute une suite d'outils pour l'administrer. pour un usage courant, on obtient rapidement le même résultat avec un vulgaire PC, un système Linux et quelques scripts pour 5 fois moins cher.

SAN: (Storage Area Network) dans tout ce bordel, le seul concept un peu sioux. Il s'agit de simuler un énorme disque dur avec plusieurs petits. Avec cela on dispose de plusieurs options pour assurer la sécurité des données et les partager. Cependant, il faudra toujours l'attacher à un serveur pour que cela soit utilisable. Le seul problème est que cela coûte bonbon car nécessite du matériel propriétaire. Dans le lot, c'est la seule technologie qui mérite qu'on s'y arrête. Pour comprendre la différence entre NAS et SAN voir cette excellente comparaison en anglais.

WAFS: (Wide Ara File System) ou comment se monter le bourichon avec une technologie pratiquée depuis plus de 20 ans. Ce concept consiste à partager des fichiers entre plusieurs systèmes distants. A une époque on appelait cela du FTP en version plus moderne on a WebDAV. Mais bon ce n'est pas suffisament sexy pour nos marketeux alors on parle de WAFS et l'on vend des équipements hors de prix pour optimiser les bons vieux protocoles réseaux (CIFS et CIFS en fait) qui n'ont pas été prévus pour des latences trop grandes. Un résultat que vous pouvez obtenir évidément pour pas cher avec le serveur de fichier que vous avez monté pour faire un NAS, apache fournissant un partage WebDAV et un proxy correctement configuré pour assurer un cache. Mais chut, il vaut mieux payer les consultants ...

FAN: (File Area Networking) le dernier concept à la mode il n'y a qu'à voir à quel point l'article sur wikipedia est complet et bien illustré. On se rend très vite compte que c'est le même auteur à l'origine de tout l'article et vu les concepts employés on est en plein buzz marketing. Concrètement le but est ici comme pour les technologies précédentes de faciliter la gestion des données (cela fait 30 qu'on s'yessaye à chaque nouveaux concept marketing) via:

  • La virtualisation des serveurs, ou plutôt de leur nom en fait. On se demande à quoi sert le DNS.
  • L'élimination des doublons. J'attends de voir cela en vrai dans une organisation réelle quand les utilisateurs vont voir leurs fichiers disparaître.
  • La gestion de la sauvegarde et de l'archivage des données selon la politique de l'entreprise. A bon? c'est pas ce que l'on faisait jusqu'à présent?

Je ne dis pas qu'il y a que du vent dans tout cela mais globalement tel que présenté par 01net il s'agit encore d'un immonde article de publi-information destiné à faire payer très cher des services de consulting aux entreprises. Sans une compréhension réelle des concepts se cachant derrière ces acronymes, de l'avantage et des inconvénients de chacunes des technologies traitées, tout ce que récoltera le lecteur de 01net c'est une facture salée et peut être un système d'information qui fonctionnera (mieux, éventuellement s'il a pris la version toutes options).

dimanche 26 novembre 2006

Management vs. technique

Un bon témoignage paru dans Computer World sur l'opposition entre les compétences techniques et manageriales. L'auteur fournit un témoignage intéressant sur son expérience en tant que responsable d'un service informatique et comment l'apprentissage des technologies utilisées dans son métier a amélioré ses perfomances et son appréhension des problématiques en jeu.

Du point de vue du geek moyen, je ne peux qu'applaudir ces personnes sans aucun bagage technique, qui, se retrouvant parachutée dans un service informatique, prennent la peine de combler leurs lacunes. On rencontre trop souvent dans ce métier des Pointy Hair Boss qui cachent leur incompétence derrière le fait que ce n'est pas leur boulot. Qu'ils sont manageuuuuuuuuurs de compétences et des hommes ou autre conneries du genre.

De manière générale, je me demande toujours comment des gens (pourtant intéligents) peuvent sérieusement prétendre diriger d'autres personnes sans connaître ou du moins comprendre leur métier de base. On retrouve ce problème à chaque fois qu'un enarque, un centralien ou tout autre personne du même accabit se retrouve parachuté à la tête d'une organisation. Comment ces gens peuvent-ils diriger des policiers, des informaticiens, des ingénieurs, des médecins, ou tout autre métier fortement spécialisé sans connaître la base du boulot?

L'activité de manager contrairement à ce que pensent ces personnes ne consiste pas à remuer de la paperasse, il y a les systèmes d'information pour cela et au pire ce sont les irremplacables secrétaires qui s'y collent de toute façon. Une entreprise est un regroupement de personnes et de moyens dans le but d'atteindre un objectif. Un manager est donc avant tout un médiateur entre plusieurs groupes et différents intérêts. Il chargé de faire fonctionner une organisation en fonction des contraintes qui l'assujetissent. Comment une personne ne pigeant que dalle au métier de son organisation peut faire valoir les intérêts de celle-ci, prendre des décisions en toute connaissance de cause ou défendre avec le plus grand sérieux ses actes?

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Globalement j'ai l'impression qu'avec l'avènement des écoles de management et autres élevages de nuisibles beaucoup de monde a perdu de vue cette simple vérité. Si tout le monde ne peut pas devenir manager car cela demande de réelles compétences que ce soit du point de vue business ou humain, tout le monde ne peut pas devenir non plus informaticien, médecin, ou professeur, cela se saurait. Pour trouver un bon manager il ne faut pas choisir dans un groupe ou dans un autre mais dans l'intersection de ces 2 groupes.

Cela demande peut-être un peu de recherche mais c'est un faible prix à payer en comparaison d'une personne incompétente dans un sens ou dans un autre, qui fera dépenser des fortunes à son entreprise en prenant des décisions ineptes.

dimanche 12 novembre 2006

Startups et standards

Où l'on verra pourquoi le choix d'une technologie de base est important.

Louis Naugès est invité par Jean Michel Billaut à un petit show en live sur le net mercredi 15 novembre 2006 de 17h45 à 19h00. La technologie de diffusion a été développée par une startup startup française H-C et nécessite la technologie Flash 9. Plusieurs remarques:

  1. La société H-C n'a pas encore de site web ce qui est mal, surtout pour une startup qui veut vendre des services en lignes. Ne serait-ce que quelques pages pour exciter la curiosité du chaland, cela ne casse pas trois pattes à un canard et cela entretient le buzz sur la société et plus important, sur le produit.
  2. Je ne suis pas certain que la diffusion en direct sur le net ait un avenir dans la mesure où la tendance aujourd'hui avec les Ipods et les enregistreurs numériques comme Tivo est à la consomation nomade et/ou asynchrone des émissions. Les gens ne se sentent plus contraints dans le temps pour assister à un show. Par exemple, il y a de fortes chances qu'à cette heurre, je sois en train de faire du BTP dans mon nouvel appartement. Donc s'il y a un podcast, je le récupérerai plus tard pour le visionner. Sinon, l'émission aura manqué une partie de son public.
  3. Mêmes remarques sur le fait que les téléspectateurs soient limités au nombre de 500. Pourquoi un tel nombre? et tous les autres ils font quoi?
  4. Enfin, Flash 9 n'est pas disponible sur Linux (cf. capture ci-dessous). Quand on lance un service, il est préférable qu'il fonctionne pour les personnes les plus à mêmes de l'adopter ou d'en parler c'est à dire les early-adopters. Bizarrement, ces personnes n'utilisent pas nécessairement la plateforme Windows, surtout si elles ont un bon bagage technique. Donc à moins d'une contrainte technologique impérieuse, ce que j'ai du mal à croire, le choix de Flash 9 est une erreur.

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mercredi 13 septembre 2006

Du bon choix d'un langage

Joel Spolsky a lancé un gros troll sur les performances de Ruby et s'est attiré plusieurs réponses cinglantes:

  1. Sur la différence entre efficacité et montée en charge.
  2. Sur la possibilité d'optimiser la VML de Ruby.
  3. Sur le fait que Ryby n'est pas fait pour les performances CPU.

Le dernier point développé est à mon avis le plus important et je l'avais déjà vu, il me semble, dans les essais de Paul Graham.

  1. Dans l'écriture d'un logiciel, ce qui coûte le plus cher, ce n'est pas les cycles processeurs mais les cycles développeurs. Donc il est extrêmement utile d'avoir des outils qui favorisent grandement les performances des développeurs comme Ruby.
  2. 90% du code n'a rien à voir avec les performances, c'est juste de l'enrobage pour faire fonctionner tout le bastringue.
  3. Sur les 10% restant 90% peut être optimisé par des méthodes algorithmiques (pour un classique voir l'optimisation du calcul de la suite de fibonnaci).
  4. Sur le 1% restant, les langages de haut niveau offre généralement (sinon ils sont inutiles) de pouvoir utiliser des systèmes de plus bas niveau (C ou ligne de commande). Pour améliorer les fonctions qui sont gourmandes en calcul, il suffit donc de les implémenter en C voir en assembleur si on tient vraiement à faire de l'optimisation de bourrin. C'est ce que font Yahoo, Amazon, Google et les autres avec des frameworks de présentation web Java, PHP, PERL et des bibilothèques optimisées en C++.

Donc moralité de l'histoire:

  1. Ne pas chercher à optimiser tout de suite, mais à développer les fonctionnalités.
  2. Utiliser le langage le plus productif pour les développements et non le plus performant pour le processeur.
  3. Une fois identifié les goulots d'étranglement, les optimiser en les codants dans un langage performant ce qui se résume à du C ou du C++, voir de l'assembleur pour les brutes.

mardi 12 septembre 2006

Métaphore de la perceuse

Une excellente métaphore sur les systèmes d'exploitation: les perceuses. En gros, Unix est aux systèmes d'exploitation ce qu'une perceuse industrielle est aux perceuses que l'on trouve dans les magasins de bricolage. Un outil surpuissant qui fait ce que vous lui demandez quelque soit cette tâche et quelqu'en soit les conséquences (Genre vous écrabouiller la main). S'il y a des dégâts, c'est votre faute, il fallait faire attention.

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